Le 26 juillet 2015, un randonneur d’une soixantaine d’années a été sauvé d’une mort certaine dans un refuge de Savoie, rapporte France 3 Alpes [1]. Victime d’un arrêt cardiaque à son arrivée au refuge, il a eu la chance d’avoir été pris en charge par des secouristes avertis et des professionnels de santé qui se trouvaient là. Mais surtout il a eu la chance que le refuge en question soit équipé d’un défibrillateur, qui a été décisif pour faire repartir son cœur.


Fruit du hasard ? Non, résultat de la mobilisation d’une association depuis plusieurs années !

Cet épisode illustre l’utilité de l’initiative portée par l’association Pharefuge et ses partenaires, qui œuvre en Savoie, Haute-Savoie et Isère pour équiper les refuges avec des défibrillateurs et former les gardiens. Une carte de l’implantation des défibrillateurs est disponible sur son site [2].

Les refuges équipés sont localisables sur le site de Pharefuge.
Une info à consulter avant de partir en rando !

Nous avions déjà évoqué cette initiative lors de son lancement en 2011 [3]. A l’époque, les interventions pour des arrêts cardiaques étaient au nombre de 1.600 à 1.800 chaque année sur les trois départements, dont certaines en haute montagne. Or, aujourd’hui, ce nombre est vraisemblablement plus important. Les CRS de Haute-Montagne ont récemment affirmé être de plus en plus confrontés à des accidents cardiaques en montagne [4]. Ceci ne fait que renforcer l’intérêt des défibrillateurs.

Au regard de ces événements, le positionnement dans les refuges apparaît particulièrement pertinent. En effet cela correspond aux critères de choix d’emplacement idéal :

- présence d’au moins un secouriste formé, le gardien du refuge
- présence de moyens d’alerte des secours,
- protection du défibrillateur au regard de l’ambiance thermique de montagne (les défibrillateurs ne supportent pas les fortes chaleurs ni les grands froids),
- les refuges sont des lieux de fréquentation importante, des points de passage connus des randonneurs,
- risque important au regard de l’effort physique en montagne et de l’impréparation toujours plus grande des randonneurs amateurs.

Partager cet article
Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.