Xavier Bertrand, député de l’opposition, a déposé à l’Assemblée nationale le 11 février 2014 une proposition de loi « relative aux gestes de premiers secours et à l’installation de défibrillateurs cardiaques automatisés externes dans les immeubles recevant du public » [1].

Cette proposition vise à obliger le grand public a obtenir le PSC1. Cette obligation serait vérifiée en deux occasions :

- lors de la journée défense et citoyenneté (ex-JAPD) ;
- pour l’obtention du permis de conduire.

En outre la proposition de loi vise à équiper les établissements recevant du public (ERP) en défibrillateurs et à promouvoir une maintenance plus systématique de ces appareils.

Notons que cette proposition de M. Bertrand est totalement cohérente avec ce qu’il avait envisagé lorsqu’il était ministre en charge de la Santé [2]. Mais on peut douter qu’il ait plus de facilité à l’imposer maintenant qu’il est député de l’opposition.

On notera que l’avantage de cette proposition est qu’elle met l’équipement du pays en défibrillateurs à la charge des entreprises recevant du public, et la formation aux gestes qui sauvent à la charge des citoyens, ne coûtant ainsi absolument rien au budget de l’État.

Une autre option aurait été de rendre obligatoire le PSC1 pour l’obtention du brevet des collèges, une manière d’obliger l’Éducation nationale de s’acquitter de l’obligation qui lui est faite de former tous les élèves de troisième [3]. Cette obligation n’est remplie que pour environ un cinquième des effectifs. Généraliser le PSC1 au collège aurait pour avantage de ne pas faire porter le coût de la formation aux familles. En effet, pour un participant individuel, la formation au PSC1 est généralement facturée autour de 61 € [4], ce qui peut représenter un coût non négligeable pour des parents aux revenus modestes. Mais cette idée, qui a déjà fait l’objet de propositions de loi, a été écartée par le précédent gouvernement [5].

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