Mme Virginie Duby-Muller, députée de la Haute-Savoie, a posé une question au gouvernement, publiée au JO le 26 mars 2013. Une réponse lui a été apportée par le ministère de l’Éducation nationale, publiée au JO le 28 mai 2013. Elle permet d’en savoir plus sur les moyens mis en œuvre notamment pour atteindre l’objectif de former tous les élèves de troisième au PSC1, alors qu’ils n’étaient que 20 % selon les derniers chiffres.

Texte de la question

Mme Virginie Duby-Muller interroge M. le ministre de l’éducation nationale sur les mesures qu’il entend prendre à la suite du rapport du Centre d’analyse stratégique (CAS) en matière de formation au secourisme. En effet, malgré les articles L. 312-13-1 [1] et L. 312-16 [2] du code de l’éducation en vigueur depuis le 13 août 2004, seuls 20 % des élèves de 3e sont formés aux gestes d’urgence. On peut donc regretter que les objectifs fixés par la loi ne soient pas remplis alors que la mise en place d’une formation initiale au secourisme durant la scolarité obligatoire – que complèterait une formation continue par exemple sur son lieu de travail – semble urgente. Aussi elle lui demande de prendre les mesures nécessaires pour que la formation initiale obligatoire aux premiers secours soit bien dispensée au sein des collèges.

Texte de la réponse

Les articles L. 312-16 et L. 312-13-1 du code de l’éducation précisent les dispositions qui rendent obligatoires la sensibilisation à la prévention des risques, l’information sur la mission des services de secours et la formation aux premiers secours dans les établissements d’enseignement publics et privés sous contrat des premier et second degrés. La circulaire interministérielle n° 2006-085 du 24 mai 2006 [3] définit les objectifs, les conditions et les modalités de mise en œuvre de l’éducation à la responsabilité en milieu scolaire qui répond à des exigences éducatives, de sécurité civile et de santé publique. Les partenaires concernés doivent apporter leur concours à la réalisation des actions de sensibilisation et de formation qui seront menées pour atteindre les objectifs visés concernant la formation des élèves. L’acquisition de connaissances des gestes des premiers secours figure dans le socle commun des connaissances et de compétences. La circulaire n° 2011-216 du 2 décembre 2011 relative à la politique éducative de santé dans les territoires académiques [4] renforce dans ses axes prioritaires l’éducation à la responsabilité face aux risques (formation aux premiers secours).

Deux nouveaux leviers d’actions viennent renforcer le dispositif au niveau national : une équipe nationale d’instructeurs de l’éducation nationale a été mise en place. Elle a pour mission d’assurer, pour les instructeurs académiques, le suivi pédagogique de leur formation initiale et continue.

De nouveaux partenariats sont engagés afin de contribuer au développement des formations aux premiers secours. Ils font l’objet de conventions dont la liste est annexée à la circulaire n° 2011-216 du 2 décembre 2011 précitée. La MAIF est l’un de ces partenaires : une convention a été signée le 21 juin 2011 afin de développer des formations et de mettre à disposition des outils. Ces conventions sont déclinées aux niveaux académique et local. L’éducation nationale dispose ainsi de 180 instructeurs et de 6 100 moniteurs à la rentrée scolaire 2012-2013. L’effort se poursuivra pour atteindre les objectifs fixés par la loi.

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Secourisme scolaire : 180 instructeurs et 6 100 moniteurs à l’Éducation nationale à la rentrée 2012

2 décembre 2014 par Stoven

Les formateurs existent... Mais ils ne peuvent pas former ....
Mon constat est attristant : Je suis formatrice en secourisme pour la protection civile ( bénévolat) et pour l’éducation nationale (pas bénévole ! ) en plus de mon métier d’enseignante. J’ai déboursé les 650 euros de la formation de formateur en milieu associatif et pris 2 semaines de mes congés pour me former .Le secourisme est pour moi une priorité . Il est très compliqué de mettre en place ces formations , rares sont les établissements qui ont une volonté de former les élèves . Il ne faut pas prendre sur les cours, pas de salles disponibles, pas de volonté de rémunérer les formateurs (et les infirmiers ne peuvent pas être rémunérés en plus ) . J’ai pu l’an dernier former un maximum de 50 élèves ce qui m’a demandé 60 heurs de travail faiblement rémunéré , c’est décevant. Et cela m’a demandé une telle énergie que je ne suis pas sûre de me démener de la même façon cette année. Le seul créneau qui m’a été attribué est fin juin début juillet alors que l’établissement était vide . Ma seule reconnaissance a été celle des élèves, heureux de se former et de travailler autrement .

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Secourisme scolaire : 180 instructeurs et 6 100 moniteurs à l’Éducation nationale à la rentrée 2012

14 juin 2016 par pascale

Je viens de lire le commentaire et le constat 2 ans plus tard est totalement identique. Il est très difficile de mobiliser les gens , professeurs, personnels et parfois élèves sur l’intérêt que peut représenter une formation aux premiers secours, tant sur le plan personnel que sur le CV, possibilité d’être animateur de centres aérés avec le BAFA, sécurité dans les différents postes et formations existant en milieu scolaire (cuisine, hygiène,ateliers divers,formation professionnelle..). moi aussi , j’ai fait des formations fin juin, début juillet.sur les vacances scolaires et le samedi matin. ; je ne pense pas que ce soit une priorité. L’éducation nationale a récemment publié les listes des thèmes à travailler en accompagnement personnalisé ou en exploration et les premiers secours n’y figurent pas.
Constat plutôt déprimant.

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