Les séismes survenus en Algérie en octobre 1980, puis en Italie, seront le déclic à l’ASAR pour mettre sur pied une équipe spécifique en cas de catastrophe.

Notre association, l’équipe dirigeante, l’équipe des moniteurs poursuivaient depuis plusieurs années des objectifs communs à toute association de secourisme : initiation de la population (5 gestes qui sauvent), formation de secouristes, à la ranimation, au secourisme routier, entraînement d’équipes actives.

Puis, la réforme du secourisme de 1977 a enfin introduit la notion d’équipes d’urgence afin de constituer de vraies équipes opérationnelles. Nous défendions ces principes et ces idées depuis 1969.

Nous montions alors une équipe d’urgence, mais nous étions décidés à aller beaucoup plus loin sur le plan de l’entraînement de l’équipe.

Notre équipe fut la première répertoriée dans le département du Nord pour le plan ORSEC.

Nous nous serions probablement contentés de cela s’il n’y avait pas eu le choc des 10, 11, 12 octobre 1980 et jours suivants c’est-à-dire le tremblement de terre terrible d’El Asnam.

Il y a toujours eu des tremblements de terre et il y en aura toujours, hélas !

Des images à la télévision nous permettaient de nous rendre compte des dégâts immenses occasionnés et surtout de la détresse de la population et des victimes, encore sous les décombres en attente des secours, toujours insuffisants. Mais il est probable que la distance, nos seuls moyens, soit uniquement notre bonne volonté et un matériel « léger » pour un secourisme de « ville », nous persuadaient de notre impuissance à faire quelque chose. Secouristes certes, nous étions impuissants. Nous étions spectateurs d’un drame humain sur notre planète, certains que d’autres pays fourniraient rapidement l’aide nécessaire sur tous les plans.

Nous avons alors appris qu’il n’en était rien et qu’une poignée de secouristes bénévoles, mais décidés pouvait tout à fait être utile et efficace.

C’est le vendredi 10 octobre vers 19 h 30 que le séisme eut lieu. Les premières informations n’arrivèrent que dans la journée du samedi et parfois contradictoires ! Secours suffisants ? Insuffisants ?

C’est le dimanche, par la presse puis par les médias audiovisuels qu’un véritable « appel au secours » était lancé par les autorités algériennes.

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1980-1983 : trois ans d’effort
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