Au sommaire de SecoursMag n°89

21 décembre 2025

Ce numéro 89 de Secours Mag aborde le Beauvau de la Sécurité civile. Concertation inédite lancée en 2024 et pilotée par la DGSCGC, le Beauvau vient de livrer son rapport de synthèse après avoir recueilli plus de 13 000 contributions. Ce document pose les fondations d’une future loi de modernisation comparable à celle de 2004, avec des réflexions sur la gouvernance, le financement et la clarification des missions entre les différents acteurs du secours préhospitalier. Les associations agréées de sécurité civile voient leur rôle reconnu, même si la question de leur financement et de la concurrence avec d’autres structures reste posée.

L’équivalence entre les diplômes d’ambulancier et les PSE fait débat. Si cette reconnaissance crée une passerelle bienvenue entre le transport sanitaire et la sécurité civile, elle suscite des interrogations sur les différences de formation à harmoniser. L’Ordre de Malte France et la Croix-Rouge française accueillent cette mesure positivement tout en soulignant la nécessité d’une formation continue ou d’un bilan de compétences avant déploiement sur le terrain.

Côté évolutions techniques, les pratiques d’immobilisation continuent leur mutation progressive. Le matelas immobilisateur à dépression s’impose comme référence pour les traumatismes de la colonne vertébrale, du bassin ou de la cuisse. Le brancard cuiller prédomine désormais pour le relevage. Le recours au collier cervical devient moins systématique, réservé aux cas présentant des signes cliniques objectifs, et doit être relâché une fois la victime installée sur le matelas à dépression. Le repère Nexus, basé sur cinq critères, aide les secouristes à décider de la pose du collier. L’attelle cervico-thoracique reste une technique difficile à maîtriser, à utiliser au cas par cas.

Le traumatisme vicariant touche 70 % des professionnels du soin et du secours selon une enquête de la Délégation interministérielle à l’aide aux victimes. Malgré les formations existantes, plus de 73 % des victimes n’ont pas été accompagnées, générant des risques de dépression ou de burn-out. La libération de la parole reste difficile chez des professionnels réputés solides.

Enfin, le Service de santé des armées a mis à jour le référentiel du sauvetage au combat, intégrant les retours d’expérience des OPEX, l’emploi de garrots pneumatiques, l’analgésie intranasale et les premiers secours psychiques pour prévenir le syndrome de stress post-traumatique.

Sommaire

ACTUALITÉS
L’actu en image
Toutes les actualités et les rendez-vous du secours
Livres : les dernières parutions

DÉBAT Equivalence entre les diplômes ambulanciers et PSE : une avancée significative ?

ENTRETIEN Julien Marion, directeur général de la sécurité civile et de la gestion des crises

ENQUÊTE Beauvau de la sécurité civile : repenser un modèle en tension

SPECIAL BRUXELLES

IMMERSION Les pompiers de Bruxelles-Capitale, entre routine et adrénaline
PORTRAIT Major Geert Burick, la double vie d’un pompier chimiste

SECOURS DU MONDE Une organisation à l’image d’une capitale plurielle

IMAGE VENUE D’AILLEURS Au Québec, l’été indien s’enflamme

CAHIER ÉQUIPEMENT
Innovations. L’actualité du matériel de secours et des soins d’urgence
Marché. Immobilisations : des adaptations en douceur

Zoom
Sparkle : les feux de parkings au banc d’essai
EVACARe : un transport peu commun pour les patients en réanimation

CAHIER DES EXPERTS

Au-delà du référentiel Don du sang : dans les coulisses d’un voyage pas comme les autres
Chef d’équipe Identifier et réduire les comportements agressifs

MAQUILLAGE Brûlures

PAROLE DE VICTIME Pierre, marin-pêcheur sauvé des flots

Sur le Web : SecoursMag

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