Olivier Véran a annoncé sur France Inter dans l’émission du 7/9 du 18 décembre son objectif de renforcer la vaccination contre le covid-19 en France, avec diverses mesures de renforcement des contraintes sanitaires. Cela comprend le recrutement de citoyens pour réaliser les injections. Il s’agirait de personnes « titulaires d’un brevet de secourisme » qui auront suivi une formation en ligne et puis en présentiel dans un centre de vaccination.

— Nous allons faire appel et c’est important pour renforcer les centres à la fois à des militaires qui vont pouvoir se former, mais également et surtout à des gens qui sont titulaires d’un brevet de secourisme. C’est plus d’un million de Français qui sont titulaires.
— Mais ils ne savent pas faire de piqûres ?
— Ils auront une formation de deux heures en e-learning c’est-à-dire sur internet et ensuite ils auront une demi-journée en centre pour apprendre à faire une injection intramusculaire. Croyez-moi c’est pas sorcier.
— Ils seront rémunérés ou pas ?
— Ils seront évidemment rémunérés au même titre que d’autres professionnels qui exercent en centre.
— Combien ?
— J’ai pas le chiffre précis, mais ça doit être dans les 150 ou 200 euros la demi-journée donc c’est attractif, ce qui permettra de mobiliser encore plus de bras pour vacciner et venir en soutien des soignants et en même temps de permettre aux soignants qui sont dans les centres de progressivement retrouver l’exercice hospitalier parce qu’on va avoir vraiment besoin d’eux avec la vague qui va monter.

Le contenu de la formation n’est pas précisé, mais il est possible d’imaginer qu’il comprendra des aspects techniques et administratifs, les précautions standard d’hygiène, la prévention des accidents d’exposition au sang et aux liquides biologiques, la prise en charge d’une personne présentant un malaise ou une réaction allergique grave, comme le fait déjà la Croix-Rouge pour ses secouristes [1] par exemple.

En effet, les secouristes titulaires du PSE2, et les sapeurs-pompiers professionnels et volontaires titulaires de la formation d’équipier dans le domaine d’activité du secours d’urgence aux personnes sont déjà autorisés à vacciner [2].

La France n’est pas le seul pays à faire appel à des personnels non soignants pour administrer le vaccin. Au Royaume-Uni, pour la troisième dose, le NHS recrute 10 000 volontaires défrayés parmi les professions paramédicales pour injecter le vaccin, et 40 000 bénévoles pour aider au fonctionnement logistique et administratif des centres de vaccination [3].

La publication préalable d’un nouveau décret sera nécessaire pour autoriser les personnes concernées à réaliser un acte normalement réservé à certaines professions de santé.

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