Les ministères de l’Intérieur, des Armées et de la Santé ont publié un guide intitulé « Agressions collectives par armes de guerre — Conduites à tenir pour les professionnels de santé ». Les secouristes sont aussi concernés, puisque le guide détaille l’organisation des secours, le matériel et la conduite à tenir par les équipiers.

Gestes secouristes sur le lieu de l’attaque

La situation impose aux secouristes de l’avant de prioriser les gestes et de les limiter au strict nécessaire, ainsi que d’extraire rapidement les victimes jusqu’à un lieu sécurisé par les forces de l’ordre où la prise en charge sera complétée par les équipes préhospitalières médicalisées. Le guide suggère d’utiliser une doctrine du service de santé des armées appelée « sauvetage au combat ». Après les actes élémentaires de sauvegarde et de mise à l’abri (acronyme SAFE), l’arrêt des hémorragies est la première action à réaliser. Ensuite, les gestes secouristes doivent viser à maintenir les voies aériennes supérieures (VAS) ouvertes puis à évaluer les grandes fonctions vitales, en recherchant et en traitant respectivement une défaillance respiratoire, circulatoire et neurologique. Enfin, la lutte contre l’hypothermie doit faire partie intégrante de la prise en charge à l’avant.

L’examen du blessé est résumé par l’acronyme MARCHE (M = Massive bleeding control, A = Airway, R = Respiration, C = Choc, H = Head & Hypothermie, E = Evacuation) auquel correspondent, pour chaque lettre, un ou plusieurs signes cliniques à rechercher et un ou des gestes à réaliser en fonction de la compétence de celui qui le pratique et du matériel dont il dispose. Le secouriste à l’avant peut ainsi, en moins d’une minute, identifier une détresse vitale puis la stabiliser ou la traiter en attendant une évacuation ou un renfort médicalisé.

Le guide propose d’utiliser, outre les classiques garrot et pansements hémostatique et compressif, la ceinture pelvienne. Ce matériel réduit l’hémorragie interne occasionnée par un traumatisme du bassin ou une plaie abdomino-pelvi-fessière. Cette technique sera enseignée aux équipiers secouristes dans le cadre de la formation PSE2 (traumatisme du bassin) [1].

Agressions collectives par armes de guerre
Conduites à tenir pour les professionnels de santé

Sur le Web La prise en charge des urgences collectives

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