Une récente publication confirme que le premier maillon de la chaîne de survie est le plus important. Cette chaîne de survie représente les relations entre les différents acteurs impliqués dans la réanimation cardio-pulmonaire (RCP). Elle souligne la nécessité d’une bonne coordination tout au long de la prise en charge d’un arrêt cardio-respiratoire (ACR) pour améliorer les chances de survie de la victime. Mais la contribution de chacun des maillons de la chaîne n’est pas identique. Elle diminue rapidement, car à chaque étape, les victimes sont susceptibles de perdre la vie. En raison de cette perte, le nombre de patients atteignant le maillon suivant de la chaîne de survie va en décroissant.

L’auteur de l’étude, le Pr Deakin, a proposé cette représentation de la chaîne de survie, où la taille de chaque anneau est proportionnelle au nombre de victimes prises en charge. Il en conclut que pour améliorer la chaîne de survie, il faut se concentrer sur les maillons amont, qui sont donc les plus importants. Les efforts devraient donc être concentrés sur la manière d’améliorer la prise en charge précoce des victimes d’ACR, afin d’améliorer le nombre de victimes pouvant bénéficier d’une prise en charge médicalisée avant de décéder.

Il faut donc davantage de recherche sur la manière d’améliorer la formation du public, rendre celle-ci plus simple, plus facilement mémorisable, et des moyens humains et financiers pour la généraliser dans l’ensemble de la population. Il faut également déployer davantage des défibrillateurs en libre accès. Le plan du gouvernement en faveur des gestes qui sauvent est un premier pas, s’il ne reste pas toutefois au stade des intentions.

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