Depuis le 28 juillet [1], la délivrance et la distribution des produits de santé, issus des stocks de l’Etat, en cas d’accident nucléaire ou d’acte terroriste, est possible par des personnes autres que les pharmaciens, ce qui ouvre une (petite) brèche dans le monopole de ces derniers.

La mesure concerne les produits de santé issus des stocks de l’Etat et figurant sur une liste arrêtée par le ministre chargé de la santé. Actuellement cette liste ne contient qu’un seul produit, l’iode en comprimés de 65 mg [2]. Les stocks stratégiques sont détenus par l’établissement de préparation et de réponse aux risques sanitaires (EPRUS) [3].

Ces comprimés ont pour effet de protéger la thyroïde en cas de rejet accidentel d’iode radioactif dans l’atmosphère [4]. La prise d’iode stable n’étant réellement protectrice contre l’iode radioactif qu’en cas de prise peu avant la contamination, une mise à disposition rapide est essentielle. L’efficacité est optimale si la prise est réalisée dans les 2 heures avant le début des rejets d’iode radioactif ; elle est de 50 % si la prise est réalisée 6 heures après le début des rejets [5]. On comprend donc tout l’intérêt de cette mesure qui permet d’accélérer la distribution et la délivrance.

L’idée est de faire distribuer ces produits si nécessaire, par ordre de priorité :

  1. aux professionnels de santé
  2. aux secouristes (sapeurs-pompiers, bénévoles des associations de sécurité civile...)
  3. les fonctionnaires de l’Etat et des collectivités désignés par leur chef de service, ayant suivi une formation adaptée, et inscrits sur une liste préfectorale.

La distribution s’effectue dans le cadre d’un dispositif ORSEC, sous direction du préfet.

Sur le Web Code de la santé publique — Articles D. 4211-14-1 et D. 4211-14-2

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