Les malaises graves lors des courses d’endurance
1er février 2016
En sept ans, les courses d’endurance de longue distance de la région parisienne ont enregistré 17 accidents graves, dont 13 d’origine cardiovasculaire, pour près de 500 000 participants. C’est ce qui ressort du premier bilan du registre prospectif RACE (Registre des accidents cardiaques lors des courses d’endurance). Dans la plupart des cas, ces événements n’étaient pas prédictibles.
Les courses du registre RACE sont le marathon de Paris, le semi-marathon de Paris et Boulogne-Billancourt, la course du Paris-Versailles, et les 20 km de Paris.
Au total, l’étude a rapporté 12 accidents engageant immédiatement le pronostic vital, principalement cardiaques, soit 2,4 accidents considérés comme menaçants pour 100 000 coureurs, qui se seraient conclus par le décès des coureurs sans l’intervention des secours.
Bien que principalement en fin de parcours, ces événements sont survenus à plusieurs moments de la course, y compris sur la ligne de départ, ce qui justifie la mise en place d’équipe de sécurité tout au long du parcours.
Hyperthermies
L’étude révèle également un risque d’apparition d’hyperthermies lorsque la température de l’air est supérieure à 20 °C.
Quant aux sportifs, ils ne doivent pas négliger les signes avant-coureurs qu’ils pourraient déceler lors de leurs entraînements préparatoires, comme une baisse de performance inhabituelle, des douleurs dans la poitrine, des palpitations, et les signaler à leur médecin. Voir à ce sujet les 10 règles d’or des cardiologues du sport [1].
Sur le Web : Evénements graves lors d’un marathon : données à 7 ans du registre français RACE, Vincent Richeux, Medscape
