La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge publie son édition annuelle du Rapport sur les catastrophes dans le monde, qui, cette année, met l’accent sur l’information dans les situations de catastrophe et analyse la qualité de la communication entre les différents acteurs ainsi que son impact sur les communautés sinistrées.

L’évolution des technologies de l’information et de la communication a permis aux organismes humanitaires de collecter et de stocker d’énormes quantités de données. Pour autant, les populations touchées par des catastrophes ne sont pas toujours bien informées. Cette treizième édition du Rapport montre qu’une information adaptée, donnée à temps, peut sauver des vies et atténuer les souffrances provoquées par une catastrophe. Mais elle souligne aussi que les populations concernées ne sont pas toujours informées à temps de l’imminence d’une catastrophe ni suffisamment consultées lorsqu’il s’agit de planifier l’assistance en leur faveur.

A titre d’exemple, on savait depuis des années que la Nouvelle-Orléans pourrait être submergée à la suite d’un ouragan. Le Rapport révèle que les autorités américaines avaient estimé que 65 000 personnes risquaient de mourir à la Nouvelle-Orléans, si un ouragan de catégorie 3 frappait la ville de plein fouet. Mais combien des déshérités de la ville et des personnes chargées de dispenser des soins aux invalides connaissaient ces risques et savaient comment se protéger ?

Notant qu’une information appropriée fournie en temps utile permet de mieux comprendre et de mieux satisfaire les besoins, les auteurs se demandent si les organismes humanitaires communiquent aussi bien avec les personnes sinistrées qu’avec leurs donateurs.
Le Rapport insiste sur la nécessité de reconnaître l’information comme une forme de réponse aux situations de catastrophe.

« À l’écart des projecteurs, de nombreuses crises chroniques continuent de sournoisement emporter des vies et de ravager les moyens de subsistance. Ainsi, la région du Sahel est confrontée à une situation de quasi-famine à cause de la sécheresse et des invasions de criquets, et 9 millions de personnes étaient menacées au début de l’été 2005 », déplore Markku Niskala, Secrétaire général de la Fédération internationale, qui ajoute : « Sur le plan de la communication, le bilan de la communauté humanitaire internationale est très mitigé. L’information peut sauver des vies, mais on observe des lacunes dans la manière de collecter et de partager cette précieuse ressource. Il est toutefois encourageant de noter que le Rapport de cette année met en lumière de nombreuses pratiques exemplaires dans ce domaine. »

Le Rapport met en évidence le fait que l’information est aussi essentielle aux communautés frappées par une catastrophe que les vivres, l’eau et un abri. Un autre élément vital réside dans le partage de l’information, non seulement parmi les organismes humanitaires, mais aussi avec les communautés locales et les composantes de la société civile dans les régions frappées par des catastrophes.

Sur le Web Le site de la Fédération : publications

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