Selon une récente étude, la mise en PLS est susceptible de retarder la détection de l’arrêt respiratoire si la situation de la victime inconsciente venait à se dégrader.

Actuellement, les moniteurs enseignent que les victimes inconscientes qui respirent doivent être mises en position latérale de sécurité (PLS) pour permettre de maintenir la liberté des voies aériennes. Mais récemment un débat a été ouvert pour savoir si cette mise en PLS ne risque pas de retarder la détection d’un arrêt cardioventilatoire postérieur en raison d’une surveillance insuffisante, et ainsi retarder le commencement de la réanimation cardio-pulmonaire (RCP).

L’étude, publiée dans la revue scientifique Resuscitation de juin 2017, avait pour but de comparer l’efficacité de la surveillance de la victime inconsciente, selon deux positions d’attente différentes. La première méthode est la mise en PLS classique, et la seconde est le maintien à plat dos avec la tête basculée en arrière avec le menton surélevé. Les chercheurs ont mesuré le temps nécessaire pour détecter un arrêt ventilatoire et commencer la RCP en utilisant l’une ou l’autre de ces positions d’attente.

Des étudiants, formés dans leur université aux gestes de premiers secours de base, devaient suivre une formation continue. Ils ont été divisés en deux groupes. Le premier groupe a suivi la formation classique avec l’enseignement de la PLS, alors que le second était entraîné à maintenir en permanence la bascule de la tête menton surélevé en remplacement. Une semaine après ce recyclage, les étudiants ont été évalués sur leur capacité à détecter l’évolution vers un arrêt ventilatoire d’une victime initialement inconsciente qui respire.

Au total, 59 participants, en moyenne âgés de 22 ans, ont fait le test. Seulement 14 sur 27 (52 %) de ceux qui avaient appris la PLS ont reconnu l’arrêt ventilatoire en moins de deux minutes. Dans l’autre groupe, ayant appris la bascule de la tête menton surélevé, 23 sur 28 (82 %) ont détecté l’arrêt.

Les chercheurs ont conclu que la PLS retarde la détection de l’arrêt ventilatoire et le commencement de la RCP, et même augmente les chances de ne pas réaliser du tout de RCP.

Conclusion

Si cette étude ne remet pas en cause dans l’immédiat l’enseignement de la PLS, elle doit attirer notre attention sur la question de la surveillance des victimes en PLS. En mission, celle-ci doit rester constante. En formation grand public, il faut insister sans doute de manière plus insistante sur la nécessité de toujours rester focalisé sur la respiration de la victime en attendant l’arrivée des secours, le risque étant de ne pas détecter immédiatement un arrêt cardioventilatoire.

Sur le Web Source (en anglais)

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La mise en PLS peut retarder la détection d’une évolution vers un arrêt respiratoire

5 juillet 2017 par BURGGRAEVE

Ce n’est pas la PLS qui est en cause, mais la formation donc l’entraînement (exercices) des personnes qui suivent l’enseignement des gestes. La PLS reste un geste de survie essentiel. On a aussi dit et écrit (suite également à une "étude") qu’il ne fallait plus ventiler en pratiquant le MCE, soit ne pratiquer que le massage cardiaque ! Il est préférable d’apprendre uniquement les gestes de survie, correctement donc avec toutes les consignes, en vérifiant que chaque participant les a assimilées, qu’une liste de techniques et divers conseils dont beaucoup n’ont aucune espère d’urgence afin d’éviter de la population formée toute interprétation ou confusion. Les réformes successives, parfois contre productives, contredisent ce qui était enseigné auparavant, puis à nouveau le contraire. Tout cela n’est pas de nature à rassurer les personnes déjà formées et à inciter tous les autres, ignorants, à se former aux gestes qui sauvent.
Didier BURGGRAEVE, président du CAPSU.

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La mise en PLS peut retarder la détection d’une évolution vers un arrêt respiratoire

2 juillet 2017 par mohamed.amrane

Une surveillance stricte de la respiration victime inconsciente et qui respire en PLS indispensable afin de détecter l arrêt cardio ventilatoire à temps pour une RCP
Merci

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La mise en PLS peut retarder la détection d’une évolution vers un arrêt respiratoire

24 juin 2017 par Cyril RENAUD

Effectivement, c’est un peu triste de lire cet article mais il n’est pas nécessaire d’être désagréable pour autant monsieur Martial.

En effet, il nous est demandé en tant que formateur (ou anciennement moniteur) d’enseigner la PLS pour toute victime inconsciente et j’imagine les personnes que j’ai formé dernièrement lire cet article qui va finalement à l’encontre de ce que je leur ai apporté... Dans cette période des gestes qui sauvent qui se démocratisent un peu partout en France où l’on dit haut et fort qu’il faut absolument mettre une personne inconsciente en PLS, cet article n’a pas lieu d’être diffusé sans finalité. On peut d’ailleurs lire que "cette étude ne remet pas en cause dans l’immédiat l’enseignement de la PLS". Du coup, pourquoi ce sujet est traité ?

Le message reste le même à faire passer à tout le monde. La PLS couplé à la surveillance a déjà montré ses preuves.

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La mise en PLS peut retarder la détection d’une évolution vers un arrêt respiratoire

24 juin 2017 par martial

actuelement les formateurs ( moniteur est une appelation ancienne ) enseignent que la surveillance de la respiration doit être permanente ; les autorités ayant justement conscience de la possible dégradation.
Cette étude est une énième polémique sur la PLS ; genre de celles qui fleurissent sur internet.
certaines polémiques durent depuis 15 ans d’autre sur la pls de 10 ans.

évitez ce genre d’article qui commencent par : une étude... c’est du très mauvais effet ; ça prête plus à rire que à réfléchir.

vous passerez moins pour des guignols de l’info

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La mise en PLS peut retarder la détection d’une évolution vers un arrêt respiratoire

25 juin 2017 par carlier patrice

EXTRAIT DU Référentiel du ministère de l’intérieur PSC1 version 2017

En présence d’une victime qui ne répond pas, ne réagit pas et respire (perte de connaissance) : la placer en position stable sur le côté (Position latérale de sécurité) ; faire alerter ou alerter les secours ;
surveiller en permanence la respiration de la victime, jusqu’à l’arrivée des secours. « }

 »
Pour cela : regarder si le ventre et la poitrine se soulèvent ; écouter d’éventuels sons provoqués par la respiration  ;sentir, avec le plat de la main, le soulèvement du thorax.
• protéger contre la chaleur, le froid ou les intempéries.
Si la victime ne respire pas ou si sa respiration s’arrête ou devient anormale, il convient
d’adopter la conduite à tenir face à un arrêt cardiaque et de prévenir les secours de l’évolution.

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La mise en PLS peut retarder la détection d’une évolution vers un arrêt respiratoire

25 juin 2017 par Frédéric Séguret

Si vous voulez vérifier l’info, le guignol vous signale aimablement que vous avez la source en bas de la page.

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La mise en PLS peut retarder la détection d’une évolution vers un arrêt respiratoire

25 juin 2017 par DE NADAI franck

Bonjour,

Effectivement, c’est la raison pour laquelle il est bien préconisé d’assurer sa surveillance en permanence.

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