Les directions générales « communication » et « connect » de la Commission européenne ont-elles quelque chose contre le 112 ? Ou bien sont-elles seulement fébriles à l’idée de collaborer avec une association ?

Initiative

Gary Machado est le responsable de l’EENA (association européenne du numéro d’urgence), qui assure la promotion du 112 à travers les 28 pays de l’Europe. Il s’est confié à New Europe, un magazine économique en ligne. L’EENA a pris l’initiative de contacter plusieurs représentations de la Commission, en Italie, Suède, Espagne, Pologne et Grèce. L’association voulait discuter avec ces représentations des différentes manières de travailler à la promotion du 112, notamment à travers des campagnes médiatiques sur les réseaux sociaux. Une des représentations a répondu à l’EENA qu’elle était totalement d’accord pour aider toute action permettant d’informer le public de l’existence du 112.

Encouragé par cette réponse enthousiaste, Gary Machado a contacté la direction générale de la communication de la Commission [1]. Il imaginait que la Commission pourrait avoir une approche plus centralisée de la question, pour fournir aux différentes représentations des éléments de communication sur le 112 harmonisés.

La direction générale a accordé un rendez-vous avec un de ses chefs d’unité à Gary Machado. Il s’y est rendu accompagné d’un stagiaire de l’EENA. Lorsqu’ils sont arrivés, sept personnes les attendaient, dont trois chefs d’unité de la DG communication et trois de la DG connect (direction générale des réseaux de communication, contenu et technologies) [2]. En entrant dans la pièce, ils sentirent comme un malaise.

Déception

Effectivement, le rendez-vous a mal tourné. Les interlocuteurs de la Commission ont fait savoir aux deux représentants de l’EENA, de manière condescendante, qu’ils n’ont pas l’intention de promouvoir le 112, et leur ont demandé de ne plus contacter les délégations. Gary Machado a indiqué à New Europe que le 112 ne semblait clairement pas être un sujet prioritaire pour la Commission.

Douchée par l’attitude de ses interlocuteurs, l’EENA n’a plus tenté de recontacter la Commission, même si évidemment elle est prête à collaborer si elle venait à changer d’avis.

D’autres partenaires sont plus ouverts au 112

En attendant, l’EENA s’est lancée dans d’autres voies de communication et vient d’annoncer [3] une grosse collaboration avec Airbnb [4] pour faire connaître le 112 aux touristes qui choisissent ce mode d’hébergement en Europe. Ainsi les loueurs seront incités à proposer une fiche de sécurité comportant les numéros d’urgence locaux dans chaque logement.

Sur le Web http://neurope.eu/article/112-fight...

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