Le massage cardiaque sans insufflation est promu dans les pays anglo-saxons [1]. Les insufflations ont été supprimées avec l’idée que les pauses dans les compressions dégradent les chances de survie. Cette dégradation est en partie liée à la réduction de la circulation dans le cœur, observée notamment durant les pauses longues qu’implique la défibrillation, mais aussi pendant les arrêts plus courts pour insufflation.

Cette idée a fait l’objet de plusieurs campagnes de communications aux États-Unis [2] et en Grande-Bretagne [3].

Néanmoins, la plus vaste étude jamais consacrée aux États-Unis à la réanimation cardio-pulmonaire, dite « CCC », vient de conclure à l’équivalence du massage cardiaque sans insufflation et de la compression/insufflation, avec même un léger avantage à celle-ci sur des critères secondaires. Ces résultats viennent d’être présentés au congrès de l’American Heart Association (AHA) 2015.

Rappelons qu’en Europe, l’European Resuscitation Council (ERC) a gardé les insufflations dans ses recommandations 2015 [4]. Compte tenu des résultats de cette étude, cela n’est pas près de changer.

Plus que jamais donc, les insufflations restent d’actualité pour les secouristes. Rappelons les critères recommandés :

  • Grand public formé au PSC1 : rythme compressions/ventilations de 30/2 (toutes victimes)
  • Secouristes formés aux premiers secours en équipe : rythme de 30/2 (adultes) ou 15/2 (enfants et nourrissons).
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Apprentissage du bouche à bouche
partagé sous licence CC BY-SA 3.0 par Jamain

Sur le Web Vincent Bargoin, Réanimation cardio-pulmonaire : ne pas renoncer aux insufflations, Medscape

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