Les recommandations internationales de prise en charge de l’arrêt cardiaque évoquent pour la première fois cette année l’utilisation des médias sociaux pour améliorer la prise en charge des arrêts cardiaques extra hospitaliers. Par médias sociaux, elle font notamment référence aux applications qui sur les smartphones permettent d’avertir un sauveteur formé à la RCP d’un arrêt cardiaque survenu à proximité, mais pas seulement.

L’ERC cite ainsi :

  • les applications qui permettent d’afficher une conduite à tenir en cas d’arrêt cardiaque,
  • les applications qui utilisent la géolocalisation de l’utilisateur pour afficher les arrêts cardiaques survenus à proximité,
  • les applications qui créent des environnements d’apprentissage de la RCP, comme Lifesaver [1]
  • les formations aux premiers secours comportant une partie d’apprentissage à distance sous forme d’e-learning, et une partie raccourcie avec un formateur, qui ont démontré être équivalentes à une formation conventionnelle complète,
  • les systèmes de contrôle en temps réel de l’efficacité des compressions à l’aide d’un accéléromètre, qui permettent également un enregistrement pour le retour d’expérience,
  • les procédures d’alerte et d’activation des témoins, permettant à des volontaires capables de réaliser une RCP d’intervenir dans leur voisinage plus rapidement que les services d’urgence,
  • l’utilisation des médias sociaux pour informer une large audience et diffuser des campagnes facilitant le changement.

L’AHA indique qu’il est vraisemblablement pertinent d’utiliser les médias sociaux pour faire venir un sauveteur volontaire qui se trouverait non loin d’une victime d’un arrêt cardiaque extra-hospitalier et qui est en capacité de réaliser une RCP.

Ce type de dispositif n’a pas encore fait l’objet de nombreuses études, et les données disponibles ne montrent pas vraiment de bénéfices décisifs même si les résultats vont dans le bon sens. Néanmoins, l’AHA considère que l’utilisation des dispositifs basés sur les médias sociaux ne peut pas faire de mal et peut bénéficier aux victimes, et recommande donc leur développement.

Exemples d’applications pour smartphone

En France : Staying Alive (fonction « bon samaritain ») notamment connectée aux Pompiers de Paris [2]

En Suède : SMS-Lifesavers

Aux États-Unis : Pulsepoint

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