Christophe Scavée est responsable de l’unité de rythmologie au service de pathologie cardiovasculaire des cliniques universitaires Saint-Luc à Bruxelles. Avec ses collègues, il a enquêté auprès de 2086 personnes vivant dans les régions de Bruxelles, Brabant wallon, Hainaut, Namur, Liège et Luxembourg.

Face à une mort subite :

- 47% des interrogés ne se sentent pas capable d’intervenir. Les gens âgés de plus de 60 ans, ceux dont la scolarité n’a pas dépassé l’école primaire, se sentent significativement moins apte à réagir ;
- seulement 6% sont prêts à commencer un massage cardiaque externe ;
- 73,8% des gens pensent qu’il est essentiel d’appeler les services de secours, toutefois, la majorité des citoyens belges (58%) interrogés ne connaissent pas les numéros de téléphone d’urgence ou donnent un mauvais numéro ;
- environ 20% des gens n’ont jamais entendu parler du défibrillateur automatique externe et ne savent pas à quoi cela peut servir. En cas de besoin, seulement 24% des personnes interrogées sont prêtes à l’utiliser. Parmi les 76% qui ne se sentent pas prêtes, un peu plus des 2/3 ne l’utiliserait qu’après avoir reçu un minimum d’instruction quant à son utilisation alors que 1/3 refuse tout simplement de l’utiliser ;
- 52% pensent que le déploiement des DAE dans les lieux publics est certainement utile ou essentiel. Le pictogramme officiel rendu obligatoire par la loi et indiquant la présence d’un DAE dans un lieu public n’est pratiquement jamais reconnu (95%) du grand public.

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Le Belge est-il prêt à utiliser un défibrillateur automatique externe pour sauver la vie d’autrui ?
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