Le 16 mars, on pouvait lire sur le site de la SNCF, sncf.com, l’information suivante :

En raison des événements dramatiques survenus aujourd’hui vers 8 h à bord du TGV 1234, notre site adopte une présentation particulière et ne délivre que les informations essentielles. Nous vous remercions de votre compréhension.

EXPLOSION A BORD D’UN TGV : le point à 11h


Une explosion d’origine inconnue s’est produite aujourd’hui vers 8 h à bord du TGV 1234, à proximité de Mâcon. Les premières estimations des pompiers feraient état de 102 morts et 380 blessés. Toutes les victimes ont été évacuées vers les hôpitaux de Mâcon. Les secours sont toujours sur place, ainsi qu’une cellule d’urgence médico-psychologique.

Le trafic ferroviaire est totalement interrompu sur la région et l’ensemble de la ligne grande vitesse Paris - Dijon est perturbée.

Si vous vous inquiétez pour un proche, contactez le numéro vert SNCF 0800 130 130.


Heureusement, tout était faux : le numéro du TGV, le numéro vert et bien sûr l’accident avaient été inventés pour un des exercices de simulation de crise que la société organise régulièrement en interne.

Le message est arrivé par erreur sur le site de la société, et y est resté une bonne demi-heure, affolant les rédactions qui ont toutefois rapidement obtenu un démenti de la part de la SNCF.

Dans un communiqué, la SNCF a reconnu une "erreur" sur son site, mais se garde bien, comme à son habitude, de formuler des excuses. Elle en a profité pour faire un peu de communication sur la "prise en charge de ses clients" en indiquant qu’en 2009 elle avait organisé une dizaine d’exercices simulant des situations exceptionnelles.

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