Les sept premiers mémoires, de 1981 à 1999, ont été consacrés à la définition, sous tous ses aspects, du concept des « 5 gestes ». A partir du 8e mémoire (2003), chaque mémoire fait le bilan des relations avec une entité particulière. Ce fut d’abord le Parlement (Assemblée nationale et Sénat) et les groupes parlementaires avec le 8e mémoire. Le 9e mémoire (2005) était destiné aux services en charge de la sécurité routière en France (Mission interministérielle avec la création du poste de délégué interministériel à la sécurité routière en 1972, le comité interministériel (réunissant tous les ministères concernés) et, plus récemment le Conseil national de la sécurité routière.

L’objectif de ce 10e mémoire est de rassembler en une seule référence tout ce qui s’est passé avec le ministère des transports (ou en charge des transports, au gré des modifications fréquentes du périmètre des ministères et de leurs appellations).

Toutefois, l’abondance des démarches entreprises, déjà évoquées dans les deux mémoires précédents (Parlement et services de la sécurité routière), oblige à réaliser différents volumes successifs afin de pouvoir y intégrer des éléments techniques sur le secourisme et son évolution, notamment à propos de ce qui nous intéresse plus particulièrement, c’est-à-dire les accidents de la route et les victimes en détresse.

Au tout début de ce premier volume, je me permets donc de rappeler comment les choses se sont passées pour moi, puisque j’ai pris à mon seul compte ce combat inégal, entre un simple citoyen secouriste puis moniteur de secourisme et les pouvoirs publics de mon pays, afin de faire connaître une proposition qui pouvait permettre d’épargner la vie de nombreux accidentés de la route qui meurent, faute d’être secourus par les témoins présents, seuls capables de les sauver d’une mort certaine, dans l’attente de l’arrivée des secours publics spécialisés et médicalisés.

Pourquoi ai-je engagé « seul » ce combat ? Parce que, moniteur de secourisme au sein de la Croix-Rouge française en 1967, avant mon engagement à la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris, j’avais contacté le directeur national du secourisme, M. Christian BLAVET, pour lui faire part de mon idée et lui demander le concours de la Croix-Rouge (dans mon esprit qu’elle le prit à son compte), mais démarche pour laquelle il n’y eut aucune suite...

Parce que, à l’époque, en 1967, militaire à la BSPP — encore durant la période du service militaire obligatoire — avant la prolongation de l’engagement (3 ans) proprement dit, je n’avais pas de structure qui pouvait prendre en compte cette action permanente.

Après ma formation au monitorat national de secourisme, je pensais alors créer une association nationale, puis départementale (Nord), ce qui, petit à petit, devant les difficultés, aboutira aux « ESPC » de Wasquehal-Flers (Equipes de Secours Protection Civile) dans l’agglomération de Roubaix-Tourcoing, qui fut ma première association qui assurera la diffusion du concept nouveau des « 5 gestes ». Relais repris par d’autres structures jusqu’au choix, définitif, assez récent, en 1999, d’une seule et unique structure en charge des « 5 gestes qui sauvent », le CAPSU. Ce que nous avions confirmé dans les statuts mis à jour à cette date.

Lire la suite :

PDF - 72.6 Mo
10e mémoire
Volume 1 : le droit de secourir
PDF - 67.9 Mo
10e mémoire
Volume 2 : savoir pour sauver
PDF - 79.6 Mo
10e mémoire
Volume 3 : stopper la mort
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