Questions posées du 7 au 13 mai 2012 sur notre page spéciale révisions PSE Facebook.

Questions

A. On dit qu’une victime est en état de « stupeur » lorsque :

  1. Elle est très agitée
  2. Elle reste mutique, ne s’exprime pas du tout
  3. Elle est désorientée et parle de manière répétitive et inadaptée
  4. Elle est sous l’emprise d’un produit stupéfiant
  5. Elle est profondément étonnée de ce que vous lui dites

B. A propos du stress, peut-on dire que :

  1. c’est une réaction uniquement psychologique face à un ou des agents agressifs
  2. c’est une réaction toujours utile car il focalise l’attention
  3. il n’affecte que les secouristes mal ou peu entraînés
  4. il faut savoir reconnaître le stress dépassé car il peut nécessiter une intervention médico-psychologique
  5. sa prise en charge ne relève en rien de la compétence secouriste

C. Que signifie PUMP ?

  1. Praticien universitaire de médecine psychiatrique
  2. Poste d’urgence médico-psychologique
  3. Poste d’urgence médicale post-traumatique
  4. Plan d’urgence médicale post-traumatique
  5. Primo unité mobile psychologique

D. Quelle est l’affirmation inexacte concernant les refus de soins et de transport ?

  1. Toute personne saine d’esprit a le droit de refuser des soins.
  2. L’équipier secouriste doit informer la victime des risques qu’elle encourt.
  3. L’équipier doit s’assurer de la bonne compréhension de la victime.
  4. Il est nécessaire d’informer le chef d’équipe et/ou le médecin régulateur.
  5. Si une victime a un comportement inadapté, on ne peut pas considérer qu’elle est saine d’esprit, ce qui peut justifier un transport sous la contrainte.

E. Lors du travail de deuil, dans quel ordre chronologique les manifestations suivantes apparaissent-elles, si elles apparaissent ?

  1. La colère
  2. L’incompréhension
  3. Le refus
  4. La culpabilité
  5. La tristesse
  6. La transformation
  7. L’acceptation

Réponses

A. La stupeur est l’opposé de l’agitation. Ce que la victime nous donne à voir et à « entendre », c’est son SILENCE. Elle n’a pas envie ou pas la possibilité de parler. Bien souvent, en parallèle, elle n’a pas envie ou pas la possibilité de bouger. Elle s’exprime alors avec son regard et par son mutisme. On remarque souvent qu’elle ne refuse pas :
- La présence de l’équipier secouriste ou d’un tiers ;
- Les paroles de l’équipier secouriste ;
- De l’aide.

La bonne réponse à la question est donc la n°2.

B. Quatre types de réactions face à un évènement traumatique montrent qu’une personne (cela concerne évidement aussi les intervenants secouristes) ne parvient pas à gérer la situation :
- La sidération
- L’agitation désordonnée
- La fuite panique
- Les actions automatiques

Ces quatre types de réactions doivent être identifiés, en vue d’adresser la personne à une structure de soins médico-psychologiques. La bonne réponse est donc la n°4.

C. Le PUMP est le poste d’urgence médico-psychologique que la CUMP installe à proximité du PMA lors d’un plan ORSEC pour de nombreuses victimes par exemple. Réponse 2 !

D. L’affirmation inexacte est la n°1 : certaines catégories de personnes, bien que saines d’esprit n’ont pas la possibilité de refuser les soins ou le transport : les mineurs, et les majeurs qui ne sont pas juridiquement capables.

L’affirmation 5 est exacte selon le référentiel : « Si une victime présente un comportement inadapté, on ne peut pas considérer qu’elle est suffisamment saine d’esprit pour refuser les soins et le transport. Dans cette situation, l’équipier secouriste ne doit en aucun cas laisser la victime sur place mais doit en informer immédiatement le responsable d’équipe ou le médecin régulateur. »

E. Il est courant de repérer quelques phases particulières dans les réactions d’un individu face à cet évènement traumatisant. Leur chronologie constitue ce que l’on appelle le « travail de deuil », le deuil étant ici pris dans son sens général de « perte ». Ces réactions sont le plus souvent des « réactions normales à un évènement inhabituel ». Les phases peuvent s’imbriquer, se mélanger ou se masquer :
- La perte de connaissance : « Oh, je me sens mal ! »
- Le refus : « Pas à moi ! », « Je n’y crois pas ! », « Ce n’est pas vrai ! » ;
- L’incompréhension :« Je ne comprends pas ! » ;
- La colère : « Pourquoi moi ? », « C’est la faute de... » ;
- La culpabilité : « Je n’aurais pas dû... », « Tout est de ma faute. », « Si j’avais su, si j’avais prévu... » ;
- La tristesse : « D’accord, mais j’aurais pu avant... » ;
- L’acceptation : « D’accord, alors... ».
- La transformation.

La bonne réponse est donc 3-2-1-4-5-7-6.

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