Questions diffusées du 20 au 26 février 2012 sur notre page spéciale révisions PSE Facebook.

Questions

A. Le secouriste doit transmettre aux secours médicalisés une description précise des caractéristiques de la brûlure, c’est à dire :

  1. mécanisme, aspect, localisation
  2. aspect, douleur, étendue, localisation
  3. couleur, forme, étendue, profondeur
  4. gravité, douleur, cause

B. Un flash électrique (effet lumineux d’un arc électrique lors d’un court-circuit) :

  1. provoque des lésions internes
  2. peut provoquer une brûlure thermique par projection de métal en fusion
  3. nécessite de rechercher chez la victime un point d’entrée et de sortie

C. En cas de brûlure par produit chimique il faut arroser le plus tôt possible :

  1. pendant au moins 5 minutes
  2. pendant au plus 10 minutes
  3. jusqu’à l’arrivée des secours

D. Quelle est l’affirmation inexacte ?

  1. Dans certains cas, une victime de brûlure doit être installée en position demi-assise
  2. Une brûlure simple doit être arrosée pendant 10 minutes
  3. Une brûlure peut provoquer une défaillance circulatoire par perte de liquide
  4. L’absence de douleur peut être un signe de gravité
  5. Phlyctène est synonyme de cloque
  6. Si la surface des cloques est supérieure à 0,5 % de la surface de la peau de la victime, on considère que c’est une brûlure grave

E. Avec quoi peut-on emballer une brûlure ? Indiquez les différentes possibilités parmi celles-ci :

  1. un drap stérile
  2. un champ stérile
  3. une compresse de gel d’eau
  4. une bande de gaze directement posée sur la brûlure
  5. un pansement pour brûlés de type SSA

F. Votre équipe prend en charge une personne consciente ayant ingéré par accident une petite quantité d’huile bouillante. Elle présente des cloques au niveau de la bouche, et une violente douleur dans le thorax. En attendant les conseils du médecin régulateur vous décidez (plusieurs réponses) :

  1. de lui donner immédiatement à boire un liquide froid
  2. de ne pas donner à boire
  3. de l’allonger sur le dos
  4. de l’allonger sur le côté ou en position demi-assise

Réponses

A. La bonne réponse est la n°2. La réponse 1 concerne les plaies. Comme moyen mnémotechnique j’utilise "adel", à vous de voir si cela vous convient.

B. Un flash est un phénomène d’arc électrique pouvant résulter d’un court circuit. La température de l’arc peut s’élever à plusieurs milliers de degrés et un rayonnement ultra violet intense est émis. Il peut en résulter une brûlure thermique, un aveuglement, et dans le cas d’un court-circuit, le conducteur ayant provoqué le court-circuit fond et du métal en fusion peut être projeté, provoquant des brûlures profondes.

Lors d’un flash il n’y a pas de passage de courant dans la victime, contrairement à une brûlure électrique conventionnelle qui peut créer des lésions internes et se caractérise par un point d’entrée et de sortie.

La bonne réponse est donc la 2.

C. La bonne réponse à la question est la n° 1 : au moins 5 min d’arrosage pour les brûlures chimiques. Au plus 10 min c’est pour les brûlures thermiques graves et jusqu’à l’arrivée des secours c’était au PSC1 (depuis juillet 2012 le PSC1 précise « selon les consignes données lors de l’alerte des secours) ».

D. L’affirmation inexacte est la n°2, car pour une brûlure simple on peut arroser jusqu’à disparition de la douleur.

Pour la réponse 6 la surface de la paume de la main de la victime représente 1 % de la surface de la peau. Or une brûlure est grave quand la surface est supérieure à la moitié de la paume de la main de la victime donc 0,5 % de la surface de la peau de la victime, donc l’affirmation 6 est exacte.

E. On peut emballer une brûlure avec tout matériel stérile tel qu’un drap, un champ, une compresse ou un pansement pour brûlés du service de santé des armées (SSA). Les bonnes réponses sont donc 1-2-5. Le gel d’eau, bien que stérile, est utilisé en absence de point d’eau pour refroidir. Pour ce qui est des bandes de gaze, il ne faut pas les poser directement sur la brûlure mais intercaler au moins une compresse stérile.

F. Voici l’extrait du référentiel PSE1 concernant les brûlures par ingestion : « Elles sont suspectées chez une personne qui après avoir absorbé un liquide brûlant ou caustique présente de violentes douleurs dans la poitrine ou à l’abdomen, parfois associées à des lésions de brûlure (chaleur) ou des traces blanchâtres (caustique) au niveau des lèvres ou de la bouche.
- Ne pas faire vomir ;
- Ne pas donner à boire ;
- Allonger la victime sur le côté ;
- Surveiller la victime et garder l’emballage du produit chimique en cause et le produit restant. »

La bonne combinaison est donc 2-4.

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