Questions diffusées du 13 au 19 février 2012 sur notre page spéciale révisions PSE Facebook.

Questions

A. Quels sont les trois critères de gravité d’une plaie, qu’il faut commencer par rechercher ?

  1. La localisation, les circonstances de survenue, la douleur.
  2. Le mécanisme, l’aspect, la localisation.
  3. La superficie, la profondeur, la proximité d’un orifice naturel.

B. Après avoir identifié une plaie grave et mis la victime en position d’attente :

  1. Vous ne mettez rien sur la plaie dans l’attente des renforts médicaux
  2. Vous réalisez systématiquement un emballage de la plaie, avec si possible du matériel stérile à usage unique
  3. Vous protégez si possible la plaie avec un pansement stérile, mais en absence de pansement stérile adapté, vous ne mettez rien sur la plaie

C. Concernant les antiseptiques, quelle est l’affirmation exacte :

  1. Seules les doses à usage unique sont autorisées en poste de secours
  2. Seuls les antiseptiques incolores sont autorisés
  3. Le premier utilisateur doit normalement inscrire la date d’ouverture du flacon sur celui-ci
  4. Les antiseptiques en spray ne sont pas autorisés en secourisme

D. Quelle est l’affirmation inexacte concernant une victime d’une plaie au thorax ?

  1. La position demi-assise permet de faciliter la respiration
  2. Il ne faut jamais protéger la plaie par une compresse
  3. Il ne faut pas obturer la plaie
  4. En général la victime se sent mieux si elle est tournée du côté blessé
  5. L’inhalation d’oxygène peut être rendue nécessaire en cas de signe de détresse vitale.

E. Pour une plaie de l’abdomen, la position cuisses fléchies permet :

  1. d’éviter l’éviscération
  2. d’éviter l’installation d’une détresse circulatoire
  3. de relâcher les muscles de l’abdomen et diminuer la douleur
  4. de rapprocher les chairs de l’abdomen pour diminuer le saignement

F. Question ouverte : vous avez réalisé un pansement à l’aide d’une compresse maintenue par un bandage. Que devez-vous vérifier ensuite ?

Réponses

A. Pour rechercher les critères de gravité d’une plaie, vous pouvez en effet utiliser le moyen mnémotechnique MAL pour mécanisme, aspect, localisation.

Dans le détail :

MÉCANISME :
- Par projectile (plaie punctiforme profonde) ;
- Par outil ;
- Par morsure ;
- Par objet tranchant : couteau, cutter... (coupure profonde).

ASPECT :
- Qui saigne ;
- Déchiquetée (lacération) ;
- Multiple et/ou étendue ;
- Avec corps étrangers.

LOCALISATION :
- Au cou,à l’œil ou à la face, à la main ;
- Au thorax ;
- A l’abdomen ;
- Près des orifices naturels.

La bonne réponse est donc la n°2.

B. Concernant les plaies graves, le référentiel (PSE1) indique : « Protéger la plaie à l’aide d’un pansement stérile :
- Avec des compresses stériles maintenues par un bandage ;
- Avec un pansement individuel en paquet stérile de taille appropriée.

Le secouriste qui réalise un pansement doit être protégé par le port de gants pour éviter tout contact avec le sang de la victime.

En l’absence de pansement stérile, ne mettez rien sur la plaie avant l’arrivée d’un renfort. »

La bonne réponse est donc la n°3. Cela peut entraîner quelque confusion pour les anciens CFAPSE, car autrefois on préconisait un emballage systématique (réponse 2).

C. Voici ce qu’indique le référentiel (PSE1) à propos des antiseptiques : « Un antiseptique doit être utilisé seul, en liquide ou en spray, peu allergisant et peu irritant.

Le secouriste doit se conformer aux règles d’utilisation préconisées par le fabricant, contrôler la date de péremption et contrôler la date d’ouverture du flacon normalement inscrite dessus par le premier utilisateur. Il faut préférer lorsque cela est possible, les doses à usage unique. »

La bonne réponse est donc la n°3.

D. Voici la conduite à tenir face à une plaie du thorax, victime consciente, selon le référentiel PSE1 :
- Position demi assise pour rendre la respiration de la victime plus facile.
- Position où la victime se sent le moins mal, souvent demi assise, tournée sur le côté blessé
- Sauf indication médicale contraire, la plaie est protégée par une ou deux compresses non occlusives.

L’affirmation inexacte est donc la n°2.

E. La position cuisses fléchies pour une plaie de l’abdomen permet de relâcher les muscles et diminuer la douleur. La bonne réponse est donc la n°3.

F. Le référentiel indique ceci : « après la mise en place d’un pansement, le secouriste doit contrôler la circulation d’aval (température, coloration de la peau, temps de recoloration cutané) pour repérer un bandage trop serré. » Notez que le temps de recoloration cutané a été enlevé du bilan d’urgence vitale mais laissé dans la surveillance des pansements.

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