Questions diffusées du 5 au 12 février 2012 sur notre page spéciale révisions PSE Facebook.

Questions

A. Quelles sont les affirmations exactes ? (plusieurs réponses)

  1. La victime d’un malaise doit être mise au repos le plus tôt possible
  2. Un malaise bénin peut céder spontanément une fois la victime allongée
  3. Un malaise grave est toujours accompagné de signes de détresse vitale
  4. En cas de gêne respiratoire il faut proposer une position de repos assise ou demi assise
  5. Il faut laisser la victime adopter la position de repos qui lui convient le mieux
  6. En aucun cas la victime ne devra être aidée à prendre un traitement

B. Quels sont les critères qui font penser à un malaise grave ? (plusieurs possibilités)

  1. Aucun car en secourisme on ne fait la différence entre malaise grave et bénin
  2. Le fait que le trouble se soit déclenché pendant un effort
  3. La présence de signes détresse vitale
  4. Des signes qui font penser à une pathologie grave comme un AVC ou une maladie cardiaque
  5. Des signes ressentis intenses quelle que soient leur localisation, et qui ne s’améliorent pas spontanément au repos

C. L’échelle verbale simple ou EVS permet d’analyser l’intensité d’un trouble. Elle consiste à demander à la victime :

  1. Quel est le mot qui décrit le mieux la douleur ressentie (comme un coup de poignard, comme une brûlure...)
  2. Est-ce que la douleur ressentie est nulle, faible, moyenne, forte, ou insupportable ?
  3. Quelle est l’intensité de la douleur, sur une échelle de 0 à 10
  4. Quelle est l’intensité de la douleur, sur une échelle de 0 à 100 %.

D. Vous avez pris en charge une victime de malaise. Le bilan d’urgence vitale ne montre rien d’anormal et le bilan approfondi du malaise ne révèle pas de signe de gravité. Après quelques minutes de repos, la victime va mieux et souhaite quitter le poste de secours. Que faites-vous ?

  1. Vous appelez le médecin régulateur pour transmettre le bilan et demander un avis médical
  2. Vous rassurez la victime et vous lui conseillez de se rendre chez un médecin si le trouble persiste ou se renouvelle
  3. Vous prévenez le chef d’équipe afin de faire signer une décharge

E. Vous prenez en charge une victime pour un malaise grave, mais qui ne présente pas de détresse vitale. Elle demande du sucre. Que faites-vous ?

  1. Vous lui en donnez immédiatement
  2. Vous mesurez sa glycémie avant de décider
  3. Vous le signalez au médecin régulateur et vous lui demandez son avis
  4. Vous expliquez à la victime qu’en attente d’une prise en charge médicale, vous ne devez rien lui donner à boire ni à manger.

F. Vous prenez en charge une victime pour un malaise grave. Concernant l’oxygène :

  1. il sera administré dans tous les cas
  2. il sera administré d’emblée en cas de détresse vitale et sur demande du médecin régulateur dans les autres cas
  3. il sera administré d’emblée en cas de détresse vitale ou de difficulté à respirer

Réponses

A. Les affirmations exactes sont 1-2-4-5. En effet, un malaise sans détresse vitale peut s’avérer grave et on peut être amené à aider une victime à prendre un médicament prescrit. Pour ce qui est de la position de repos, on propose la position la plus adaptée à la situation, et si cela ne lui convient pas on laisse la personne dans la position où elle se sent le mieux.

B. La théorie du PSE fait la distinction entre un malaise « grave » ou « bénin ». La réponse à la question est : 3 ou 4 ou 5 (un seul des critères suffit à qualifier un malaise de grave).

C. La bonne réponse est la n°2 : « est-ce que la douleur ressentie est nulle, faible, moyenne, forte, ou insupportable ? ». En secourisme on peut aussi utiliser l’échelle de 0 à 10 (mais elle ne s’appelle pas EVS), voire une autre échelle selon les consignes locales.

D. La bonne réponse est la n°2. En effet en cas de malaise bénin on peut autoriser la victime à quitter le poste de secours sans autre formalité que lui conseiller d’aller voir un médecin.

E. La bonne réponse est la n°1. En effet, dans le cas où la victime est consciente, présente un malaise ou une maladie avec signe de gravité mais sans signe de détresse vitale, et demande spontanément du sucre, il faut lui en donner.

Il faut bien se souvenir de la subtilité : malaise grave mais sans détresse vitale, car en présence de détresse vitale on retombe sur la règle générale : ne rien donner à boire ou à manger (sauf demande contraire du médecin régulateur).

D’où l’importance de bien faire la différence entre signe de malaise grave et détresse vitale.

F. La bonne réponse est la n°2 : pour un malaise grave, on donne de l’O2 en cas de détresse vitale ou sur demande du médecin régulateur.

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