Il est nécessaire de transmettre le savoir. Il est indispensable que chacun sache secourir son semblable. Il est utile de laisser des témoignages, notamment des actions passées mais encore récentes.

L’oeuvre du Professeur Marcel ARNAUD est exemplaire.

Il m’a semblé que je devais la faire revivre à travers mes propres témoignages ou la publication de documents qui éclaireront ceux qui s’intéressent au Secourisme et tout particulièrement aux secours à apporter aux « blessés de la route » comme les appelait Marcel ARNAUD.

Ce modeste document comprendra donc autant des commentaires personnels que des écrits des principaux disciples-médecins du fondateur de la traumatologie routière.

Egalement, il rendra compte de l’inauguration de la première rue de France portant le nom de « Professeur Marcel ARNAUD - Précurseur des SAMU » par son fidèle ami le Professeur Louis SERRE le dimanche 28 avril 1985 à LYS-LEZ- LANNOY, commune de l’Agglomération de ROUBAIX, siège de l’ASAR de 1979 à 1989 (Association des Secouristes de l’Agglomération de ROUBAIX - prolongement des « équipes SOS » de 1975), et du CAPSU.

Mémoire dédié à Paul BOURRET, fondateur du premier SMUR, avec notre reconnaissance.

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Marcel Arnaud, le phare des secours d’urgence en France
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Voir aussi : Premier mémoire sur Marcel Arnaud : réactions et commentaires

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Marcel Arnaud, le phare des secours d’urgence en France

2 avril 2012 par Pascale BOURRET

Cher Monsieur Burggraeve

Je vous remercie de m’avoir indiqué le lien vers votre texte que j’ai lu avec intérêt. C’est un travail important avec beaucoup de témoignages interessants, dont je vous félicite.
Je vous remercie egalement d’avoir pris note et inséré l’article (que je vous avais adressé) publié par mon père dans la Revue des SAMU et dans lequel il fait l’historique des secours routiers en France, et rend à cette occasion hommage au Professeur Arnaud.

Cependant , si cela me fait bien sur plaisir que le travail de mon père soit rappelé sur le site du CAPSU et que vous en parliez avec ceux qui l’ont connu, comme je vous le disais dans nos précédents échanges, dans le texte que vous publiez votre version de l’histoire concernant la creation par mon père de la première antenne de la route en 1957 à l’hopital de Salon est tout à fait inexacte. Cette première antenne de la route a été créée à l’initiative de mon père et non , comme vous l’ecrivez, " à la demande du Professeur Arnaud". Cette phrase est inexacte, comme je vous l’avais signalé et j’aurais souhaité que vous la retiriez de votre texte car elle ne rend pas justice au statut , incontesté par les historiens, d’innovateur de mon père dans ce domaine.

Mon père, qui a toute sa vie été une personne très modeste, ne s’est jamais mis en avant et a toujours rendu hommage à ses maitres. Le professeur Arnaud a ouvert la voie et créé la nouvelle discipline de traumatologie routière qui a inspiré ses élèves, et mon père le rappelle dans cet article. Mais mon père qui etait depuis plus de dix ans déjà, en 1957, chirurgien chef à l’hopital de Salon et professeur agrégé à la faculté de médecine, ne travaillait en aucune façon sous la direction du Professeur Arnaud . Il a eu lui même l’idée de créer ce vehicule d’intervention médicalisé allant sur le site de l’accident. Il explique tout ceci très bien dans son article de la Revue des Samu , c’est à dire la voie ouverte par le prof Arnaud qui a développé la chirurgie traumatologique, et comment il ( mon père) a eu lui meme l’idée d’aller au devant des blessés en raison de son expérience à l’hopital de Salon , situé sur le trajet de la nationale 7,et donc en prise directe et quasi quotidienne avec des blessés de la route.

Toute innovation prend toujours naissance dans un contexte de changement, toute innovation est generalement associée à d’autres innovations, changement d’idées, de connaissances, de pratiques qui ont lieu en meme temps . Le fait incontesté que le professeur Arnaud ait ouvert la voie dans la chirurgie de l’époque ne veut pas dire qu’il est l’auteur de toutes les idées et initiatives qui ont émergé, qui ont été prises et mises en places en France par d’autres chirurgiens ou médecins à la même époque...
Ainsi mon père s’est inspiré bien sur des idées et actions du professeur Arnaud sur la prise en charge chirurgicale des blessés de la route, mais de son coté le professeur Arnaud a surtout oeuvré, comme vous le montrez très bien, dans le domaine tellement utile et necessaire de l’éducation de la population. Mon père s’est aussi inspiré comme il le dit dans son article de l’experience du Professeur Cara à Paris, la première expérience concréte en matière d’organisation des secours aux blessés sur le site de l’accident. (cf le passage , et en particulier l’encadré, de l’article de mon père dans la Revue des SAMU que je vous joins)

J’espère que vous voudrez bien comprendre que vous ne pouvez en aucun cas écrire que mon père a crée l’antenne de la route à Salon "à la demande du Professeur Arnaud". Le Professeur Arnaud, source d’inspiration et ancien maitre estimé de mon père, n’etait d’ailleurs aucunement dans une position institutionnelle lui permettant de "demander" à mon père d’organiser la prise en charge des accidentés de la route qui arrivaient à l’hôpital de Salon de Provence. Cette question d’organisation, plus que de chirurgie au sens propre, relevait de l’hopital de Salon, de son chirurgien et des responsables territoriaux auprès desquels mon père a du obtenir les autorisations.

Je vous serais donc très reconnaissante de bien vouloir dans vos textes, rectifier ce passage, et rendre à mon père ce qui lui appartient, c’est à dire l’initiative tout autant que la mise en place concrète de la première antenne de la route européenne, en 1957 à Salon, en supprimant cette phrase inexacte.

En vous en remerciant d’avance, je vous transmets mes plus cordiales salutations

Pascale Bourret

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