Dix ans après la publication d’un premier mémoire, le CAPSU revient en 1992 sur la suite donnée par les personnalités qui l’ont reçu et sur les initiatives prises pour tenter de rendre obligatoire la réalisation d’une formation à cinq gestes qui sauvent au permis de conduire. Ce document est également connu sous le nom de « 4e mémoire » dans la nomenclature du CAPSU.


La publication, à nouveau, du mémoire réalisé en août 1981 sur les « 5 GESTES QUI SAUVENT » — 1ère partie — enrichi de nouveaux documents ou commentaires, dédié au Professeur Marcel ARNAUD — ci-contre — ne peut se réaliser sans lui rendre hommage et témoigner envers cet Homme dévoué, désintéressé, altruiste, notre profonde reconnaissance pour son oeuvre.

Les « 5 gestes qui sauvent », premier maillon de la chaîne des secours, représentent le prolongement de son action en faveur des accidentés de la route.

On ne peut agir dans ce domaine sans penser à lui, le précurseur, le créateur, car il aura tout dit ou presque 20 ou 30 ans avant tous les autres.

Son enseignement de Secourisme routier comprenait toujours ces chiffres qui permettaient à toute personne normalement capable de réfléchir un peu l’apport vital des secours d’urgence pour la survie des accidentés de la route. Depuis lors, ces chiffres se sont affinés . Ils sont connus du Ministère des Transports, des « responsables » de la Sécurité routière en France. Mais, 25 ans après, aucune décision sérieuse n’a été prise quant à l’éducation de masse des usagers de la route que nous sommes tous, à l’occasion d’un passage obligé, le permis de conduire !

Marcel ARNAUD savait qu’il était inutile d’apprendre des tas de choses au public en matière de Secourisme. Tout cela s’oublie, il y a confusion... Il faut réduire à l’essentiel.

Il le disait lui-même d’une manière saisissante : « Sans être Secouriste, connais au moins les gestes qui sauvent ».

Il s’agit des « 5 gestes », conçus en 1967 et diffusés dans le public à partir de 1972 par la sortie de la 1ère édition de la brochure gratuite.

Dans ce mémoire, tout est dit. L’expérience des « gestes de survie » de 1977 a été abandonnée en 1991. Il existe désormais un enseignement des « premiers secours » en 10-12 heures, mais rien pour la route !

Au MEDEC à PARIS, début avril, le Docteur André SOUBIRAN a rappelé avec le talent qui est le sien et son autorité, la mémoire de ce Maître en traumatologie routière qu’a été Marcel ARNAUD. Et la revue de l’ACMF a fait une large place aux « 5 gestes » (2 pages suivantes).

Document : édito de la revue de l’ACMF, juin-juillet 1992

DU PARADOXE DES ÉVIDENCES

À l’issue des deux colloques des Assises nationales sur les accidents de la route, organisés pendant le Medec 92, au cœur d’une concentration exceptionnelle de médecins, de chercheurs, de représentants de toutes les professions de santé, une phrase de Jean Paulhan nous est revenue à l’esprit : "Il est de la nature de l’évidence qu’elle passe inaperçue". C’est que nous n’arrivions pas à détacher notre esprit des appels lancés à tous les échos et répétés avec chaleur, au cours de ces Assises, par le docteur Lauwick et D. Burggraeve qui mènent à Roubaix une action courageuse, non seulement régionale, mais aussi nationale, en faveur du secourisme routier et des "Cinq gestes qui sauvent" — et qui sauveraient, rien qu’en France, mille à quinze cents vies chaque année, si tous nos concitoyens, en présence d’un accident de la route, étaient en mesure de les effectuer correctement et de maintenir ainsi les blessés en survie en attendant l’arrivée du SAMU ou du SMUR. Quinze cents vies sauvées par an, ce serait presque un miracle, puisque depuis plusieurs années, en dépit des diverses actions entreprises, le nombre des victimes de la circulation ne descend guère au-dessous de dix milles par an.

Nos deux chevaliers de la Croisade des "Cinq gestes qui sauvent" assurent que cinq heures de stage suffiraient à les enseigner et que les associations de secourisme sont prêtes à assurer cette formation pratique, dont le coût serait de l’ordre de 50 F par personne. Une somme dérisoire comparée aux 23 milliards de francs qu’a coûtés, en 1990, l’indemnisation par les assurances des tués et blessés de la route ! Il serait donc logique que tous les usagers reçoivent cette formation dont le bénéfice, tant sur le plan humain que "bassement" financier, apparaît comme évident. Mais nos deux chevaliers savent qu’on ne déplace pas aisément les montagnes de l’habitude et demandent simplement que cette formation devienne obligatoire pour les candidats au permis de conduire. Ainsi, plus d’un million de jeunes conducteurs seraient formés chaque année. On ne peut qu’applaudir à cette proposition, dont on ne voit pas bien quelles difficultés sérieuses pourraient présenter sa réalisation. Il est évident aussi que faire comprendre aux candidats au permis combien sont vulnérables et pitoyables les grands blessés de la route, les amènerait à mieux prendre conscience de la gravité des risques qui menacent les conducteurs imprudents ! Pourtant, les "Cinq gestes qui sauvent" ont été définis et formulés en .... 1967 ! Et depuis vingt-cinq ans, en dépit de l’aval donné par le professeur Marcel Arnaud, pionnier du secourisme routier, à la petite brochure conçue par Didier Burggraeve pour apprendre au grand public la conduite à tenir lors d’un accident de la route, cette belle initiative n’a pas suscité l’adhésion officielle sans laquelle sa portée demeure limitée. Combien d’années faudra-t-il encore pour que les candidats au permis de conduire, ou/et — pourquoi pas ? — les appelés du Service National, voire les enfants des écoles, apprennent les gestes simples dont la connaissance leur permettrait peut-être un jour de sauver une ou plusieurs vies humaines ?...

Cette idée que l’on pourrait enseigner les "gestes qui sauvent" aux écoliers ou aux étudiants nous a fait rêver de programmes scolaires où quelques leçons de Mécanique seraient consacrées à l’explication du comportement des véhicules, à deux et quatre roues, en fonction des forces — masse, vitesse, adhérence des pneus, force centrifuge en virage — qui s’y appliquent et aux règles de conduite qui en découlent ; où quelques heures de cours de Sciences Naturelles traiteraient de sujets tels que l’art de bien se nourrir pour se bien porter, ou comment il faut se brosser les dents pour diminuer le déficit de la Sécurité Sociale (ça, c’est une idée lancée à la télévision par un ministre, il y a quelques mois...).

Il est vrai que l’enseignement à l’école des règles de base de la circulation et de la sécurité routière, intelligente innovation annoncée il n’y a pas loin de trente ans et constamment soutenue par la Prévention Routière, n’est pas encore vraiment généralisée. Il paraît pourtant évident qu’il faudrait commencer par là...

Jean Paulhan avait donc sûrement raison d’affirmer que du fait de leur nature même, les évidences passent inaperçues ! Mais nombreux étant les membres de l’ACMF qui peuvent être d’efficaces relais d’information et d’opinion, il nous a paru que la campagne judicieuse et courageuse menée bénévolement, depuis un quart de siècle, par deux persévérants chevaliers de Roubaix, méritait un coup de flash.
L’A.C.M.F

Document : extrait de la revue de l’ACMF, juin-juillet 1992

ASSISES NATIONALES SUR LES ACCIDENTS DE LA ROUTE

Sous la présidence de Monsieur le professeur P. Huguenard, directeur du SAMU 94. Participants : Docteurs H. Julien, médecin-chef de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris, Ph. Lauwick, président de l’A.S.A.R., vice-président de L’A.C.M.F. et D. Burggraeve, du président CAPSU.

Premiers secouristes : les témoins de l’accident

Mais il ne sert à rien d’avoir des SAMU compétents et des moyens de désincarcération remarquables, s’ils arrivent quand la victime est agonisante ou déjà morte ! La chaîne des secours n’a pas plus de solidité que son maillon le plus faible. Et ce maillon aléatoire, c’est le premier de la chaîne, c’est-à-dire le premier témoin de l’accident, à qui échoit la lourde responsabilité de déclencher l’alerte et de pratiquer les quelques gestes essentiels au maintien en survie des blessés, en attendant l’arrivée des premiers secours : bouche à nez ou bouche à bouche si la victime est inconsciente et ne réagit plus, compression des plaies éventuelles pour stopper les hémorragies, et mise en position latérale de sécurité et d’attente, pour éviter l’inondation pulmonaire et l’anoxie cérébrale. Dans le même temps et avec l’aide des autres personnes arrivées sur les lieux, il faut baliser la route dans les deux sens, à au moins cent mètres, pour éviter le suraccident, toujours à craindre du fait de l’arrivée d’autres véhicules à plus ou moins vive allure.

Malheureusement, le simple citoyen n’a pas été préparé à jouer ce rôle. Ému, pris de court, il risque fort de ne pas faire ce qu’il faut et de faire ce qu’il ne faut pas. Conséquence : on estime à environ 1 500 le nombre de personnes qui meurent chaque année parce que le grand public n’est pas informé des règles essentielles qu’il convient d’appliquer en de telles circonstances.

Cette navrante constatation a amené le Dr Philippe Lauwick, président de l’Association des secouristes de l’agglomération de Roubaix (ASAR) à proposer qu’une formation pratique spécifique — qui ne demanderait que cinq heures de stage — soit rendue obligatoire lors de la préparation au permis de conduire.

Cette formation devrait être simple, pour être bien assimilée par tous et son programme pourrait se résumer aux "cinq gestes qui sauvent". Gestes essentiels, bien connus des membres de l’A.C.M.F. et de tous ceux qui s’intéressent au secourisme routier, grâce au précieux petit livret conçu par Didier Burggraeve et envoyé à tous ceux qui en font la demande à l’ASAR (15A, rue Paul Lafargue — 59100 Roubaix. Prière d’envoyer une enveloppe timbrée).

600 000 exemplaires ont déjà été distribués et les quinze mille derniers ont été édités par l’A.C.M.F. Président du CAPSU (Conseil d’action pour la prévention et les secours d’urgence) qui poursuit une campagne permanente pour que les cinq gestes qui sauvent soient inclus dans la formation aux épreuves du permis de conduire, Didier Burggraeve, qui travaille la main dans la main avec le Dr Lauwick et est animé de la même foi désintéressée, souligne que les médecins, qui constituent la meilleure référence technique et pédagogique dans ce domaine, peuvent et doivent
jouer un rôle de moteur dans l’évolution des esprits en faveur d’une connaissance généralisée des gestes qui sauvent.

G. B.

Campagne nationale des « 5 gestes qui sauvent »

Avons-nous eu suffisamment d’arguments afin que le message passe auprès des décideurs ? Pourquoi cette lenteur, cette remise en question permanente, ce doute sur l’utilité et l’efficacité d’une telle mesure ?

Au fur et à mesure que les années ont passé, les médecins de l’urgence se sont associés à ce combat. Par exemple, lors du Congrès des SAMU, en février 1979, le Docteur HENNEQUIN du SAMU de Blois faisait la déclaration suivante : "Les interventions primaires au domicile, de plus en plus nombreuses, permettent de constater que les plus élémentaires des gestes de survie sont encore ignorés non seulement de l’entourage des malades, mais trop souvent aussi du médecin praticien...

Un gros effort est nécessaire dans le sens de l’enseignement d’un Secourisme intelligent, réduit à l’essentiel et adapté tant au niveau du grand public que des Secouristes professionnels ou volontaires..."

Hélas personne n’a défendu, de l’intérieur, un tel projet, la Sécurité Civile du Ministère de l’Intérieur attendant que le Ministère des Transports lui demande un enseignement spécifique pour le permis de conduire ! Et le passé ? Table rase ! Tout ce qui a été dit et fait !

Pourtant, entre les années 1974 et 1980, nous avions été très près de l’application d’un tel enseignement (sur la base du programme des gestes élémentaires de survie) obligatoire pour l’obtention du permis de conduire. Hélas, cet enseignement n’était pas adapté aux usagers de la route et trop long, les observations et critiques présentées dans le mémoire joint se sont avérées exactes.

Le 13 février 1975, Christian GERONDEAU, alors délégué à la Sécurité routière écrit ceci : "Le Comité interministériel de la Sécurité routière a décidé le 28 novembre dernier que l’enseignement des gestes qui sauvent (il ne dit pas gestes élémentaires de survie) serait désormais obligatoire pour la délivrance du permis de conduire".

Et il ajoute :
"Il s’agit là d’un succès qui répond pleinement au souhait que vous aviez formulé, et que je m’étais engagé à appuyer" (notamment depuis notre rencontre historique le 16 septembre 1974 Avenue Marceau à PARIS).

Propos plus nuancés lors de cette lettre du 21 juillet 1977 :
"Toutefois pour que cet enseignement soit dispensé avec tout le sérieux qu’il requiert, il nécessite la mise en place d’une infrastructure appropriée ..."

Puis le 24 août 1978 :
"En accord avec la Commission nationale du Secourisme, il a été décidé qu’une période de plusieurs mois serait nécessaire entre l’application définitive de l’arrêté, fixée au 1er janvier 1979, qui marquera le début officiel de la dispense de l’enseignement des gestes élémentaires qui imposent la possession de l’attestation aux candidats au permis de conduire".

"Je pense que ces précisions sont de nature à apaiser une grande partie de vos préoccupations que je partage et c’est pourquoi j’ai tenu à les porter à votre connaissance...".

Trois raisons essentielles ont fait capoter le projet. Un programme trop long (8 Heures, 10 h voire plus !), un programme qui n’a rien à voir spécialement avec les accidents de la route (donc pourquoi obligatoire pour le permis de conduire), enfin un contrôle des connaissances administratif qui aurait alourdi le système.

Lettre de Christian Gerondeau du 13 février 1975

PREMIER MINISTRE
PARIS, LE 13 février 1975
LE DÉLEGUÉ À LA SÉCURITÉ ROUTIÉRE
CG/CD N° 028

Cher Monsieur,

Je reçois à l’instant votre lettre du 6 février et
je fais immédiatement rechercher la suite donnée à votre précédente correspondance.

Je vous confirme à cette occasion que je suis toujours, disposé à faciliter votre action. Vous avez d’ailleurs pu constater que le Comité Interministériel de la Sécurité Routière a décidé le 28 novembre dernier que l’enseignement des gestes qui sauvent serait désormais obligatoire pour la délivrance du permis de conduire.

Il s’agit là d’un succès qui répond pleinement au souhait que vous aviez formulé, et que je m’étais engagé à appuyer.

Veuillez agréer, Cher Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Christian GERONDEAU

lettre de Christian Gerondeau du 21 juillet 1977

LGR/1621
PREMIER MINISTRE
COMITÉ INTERMINISTÉRIEL DE LA SÉCURITÉ ROUTIÈRE
LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL

PARIS, LE 21 JUIL. 1977

Monsieur,

J’ai bien reçu votre lettre du 6 juillet écoulé qui a retenu toute mon attention.

En ce qui concerne l’initiation — effectivement indispensable —
de tous les candidats aux permis de conduire aux gestes élémentaires de survie, le principe de cet enseignement est désormais acquis et se développera progressivement.

Toutefois pour que cet enseignement soit dispensé avec tout le sérieux qu’il requiert, il nécessite la mise en place d’une infrastructure appropriée tant au niveau de l’apprentissage de la conduite qu’à celui de la passation de l’examen du permis. Les ministères concernés s’en préoccupent activement avec le concours des associations reconnues d’utilité publique et des établissements d’auto-écoles. Les résultats concrets déjà obtenus, s’ils ne sont pas encore pleinement satisfaisants permettent cependant de bien augurer de l’avenir.

En ce qui concerne l’accentuation de la lutte contre l’alcoolémie au volant dont l’importance est effectivement capitale pour prévenir un nombre très élevé d’accidents, je vous confirme que tous mes efforts tendent à obtenir que la proposition de la loi modifiant l’article L.15 du code de la route qui a été votée par l’Assemblée Nationale le 16 juin écoulé le soit également par
le Sénat lors de la prochaine session parlementaire et je m’emploie à ce qu’elle soit, dans toute la mesure du possible, complétée par divers amendements qui permettraient d’agir encore avec plus d’efficacité.

J’ai pris acte d’autant plus volontiers de l’appui que vous pouviez m’apporter — et dont je vous remercie — pour la réalisation de cette importante réforme que son principe même est loin de recueillir, notamment dans le public, la large adhésion nécessaire à son adoption.

Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.

L’Administrateur Civil Adjoint au Secrétaire Général
Christian GERONDEAU

lettre de Christian Gerondeau du 24 août 1978

PARIS, LE 24 AOÛT 1978

MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR
LE DIRECTEUR DE LA SÉCURITÉ CIVILE
SC/CAB/N°483

Monsieur,

J’ai bien reçu votre lettre du 19 Juillet 1978 relative à l’émission "Des Dossiers de l’Ecran" consacrée aux accidents de la route par laquelle vous me faites connaître la question restée sans réponse et posée par vos soins à S.V.P. sur l’obligation, pour les candidats au permis de conduire, de posséder l’attestation d’initiation aux gestes élémentaires de survie.

Comme vous le savez, j’attache personnellement un intérêt tout particulier à ce que cette précaution, dont le principe a été retenu par le Comité Interministériel de la Sécurité Routière, soit appliquée dans les meilleurs délais possibles.

J’appelle toutefois votre attention sur le fait qu’une telle mesure ne saurait être réellement efficace si elle ne reposait, au plan national, sur une étude attentive des processus à retenir et des possibilités offertes par les associations formatrices. Ces groupements n’ont, en effet, pas manqué de souligner en début d’année 1978, les difficultés qu’entraînerait une décision mal préparée en cette matière, l’arrêté d’application et les documents pédagogiques relatifs aux gestes élémentaires de survie n’étant pas encore parus à l’époque et les capacités d’enseignement dont ils disposent dans de nombreux départements étant insuffisantes pour faire face à cette nouvelle obligation.

Depuis, mes services ont procédé aux régularisations nécessaires puisque l’arrêté du 15 avril 1978 — publié au Journal Officiel du 31 mai 1978 — fixe les modalités d’application du décret n° 77.17 du 4 janvier 1977 relatif à l’enseignement et à la pratique du secourisme et que des fiches pédagogiques élaborées sur mes directives par la commission nationale du secourisme ont été mises à la disposition des formateurs. Les groupements concernés sont donc en mesure d’entreprendre, en Octobre 1978, la dispense de ces techniques simples d’urgence sur des bases homogènes.

En accord avec la commission nationale du secourisme, il a été décidé qu’une période de plusieurs mois serait nécessaire entre l’application définitive de l’arrêté, fixée au 1er Janvier 1979, qui marquera le début officiel de la dispense de l’enseignement des gestes élémentaires qui imposent la possession de l’attestation aux candidats au permis de conduire.

À ce sujet, M. le Ministre des Transports fait actuellement préparer, par ses services, le projet de décret portant modification de l’article R. 123 du code de la route — décret n° 72.541 du 30 Juin 1972 —, en vue de l’application de cette mesure en 1979.

Bien entendu, pendant la période transitoire, les candidats au permis de conduire seront incités à suivre l’initiation aux gestes élémentaires de survie, sans pour autant que celle-ci soit strictement obligatoire.

Je pense que ces précisions sont de nature à apaiser une grande partie de vos préoccupations que je partage et c’est pourquoi j’ai tenu à les porter à votre connaissance.

C’est essentiellement l’insuffisante capacité d’enseignement des associations de secourisme dans de nombreux départements qui a retardé l’application d’une mesure à laquelle j’attache la plus grande importance.

Avec mes remerciements pour l’intérêt que vous manifestez à l’égard des questions de sécurité routière, je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments les plus distingués.

Christian GERONDEAU

La diffusion de la Campagne s’est faite essentiellement par voie de Presse, tout d’abord au niveau local, en 1967, jusqu’en 1970, essentiellement par les deux quotidiens Nordistes bien connus, "Nord-Eclair" et "La Voix du Nord".

Puis des dizaines et depuis des centaines d’articles sont parus dans les quotidiens régionaux, dans toute la France, quelques quotidiens nationaux, des hebdomadaires puis revues spécialisées.

Les quelques exemples ci-après sont significatifs. L’article paru en page région d’Ouest-France en juin 1984 (pour plusieurs départements) nous a valu des centaines de brochures par poste.

Mais les médias parlés ou télévisuels sont d’une autre dimension. Des radios locales vers les années 1982-85 ce fut ensuite les radios nationales, comme RTL puis la Télévision, notamment Antenne 2 en 1983 (des centaines de demandes de brochures déposées dans des sacs postaux), puis TF1 ; FR3 région.

Cet appui médiatique est essentiel sinon le soutien du public n’existe pas par ignorance d’une telle campagne. Il reste cependant beaucoup à faire.

C’est pourquoi on peut remercier l’Automobile-Club Médical de France et notamment son Président le Docteur André SOUBIRAN de l’aide essentielle fournie pour développer la Campagne :
- Conférence de Presse à PARIS en mai 1987 sous ses auspices dans les salons de l’Automobile-Club de France, place de la Concorde
- Financement des deux dernières éditions de la brochure gratuite
- Participation de l’ASAR et du CAPSU sur le thème des "5 gestes qui sauvent" au MEDEC 1990 et 1992.

Ce mémoire réalisé en août 1981 a été adressé aux Pouvoirs publics selon la liste publiée en annexe. Il a suscité un certain nombre de réactions. Il m’a permis, puis à moi-même et à Philippe LAUWICK de participer à certaines réunions de la Commission Nationale du Secourisme.

Document : article du 7 janvier 1982

Secourisme et sécurité routière

M. Didier Burggraeve, animateur de la campagne nationale des « 5 gestes qui sauvent » avait adressé un mémoire sur son projet aux pouvoirs publics. Le ministre des Transports vient de lui répondre, par l’intermédiaire de son directeur de cabinet, M. Denis Coton, en ces termes :

C’est avec la plus grande attention que le Ministre a pris connaissance du mémoire que vous avez bien voulu lui envoyer sur l’éducation des usagers de la route en matière de premier secours.

Très préoccupé des problèmes de sécurité routière, l’intérêt du dossier que vous avez constitué ne lui a pas échappé. Il s’agit d’une importante question dont les solutions soulèvent, pour le moment, des problèmes délicats.

L’amélioration de la sécurité routière est une des priorités de l’action gouvernementale. En vue de la mise en place d’une nouvelle politique en ce domaine, le Gouvernement a demandé qu’il soit procédé à une réflexion approfondie, actuellement en cours au Ministère des Transports. Je puis vous assurer que le contenu de vos propositions sera examiné dans le cadre de cette démarche.

Le Ministre me prie de vous remercier de votre contribution et de l’action courageuse que vous menez depuis des années pour améliorer l’enseignement des usagers de la route. Il ne manquera pas de reprendre contact avec vous pour vous faire connaître la suite qui pourra être réservée à votre intervention.

Document : article du 9 janvier 1982

M. Burggraeve à la prochaine réunion de la commission du secourisme à Paris

Le mémoire adressé par M. Didier Burggraeve, président des secouristes de Roubaix, aux Pouvoirs publics, continue de susciter des réactions officielles. Il y a quelques jours, le ministre des Transports lui faisait savoir que ses propositions seraient examinées dans le cadre de la réflexion approfondie actuellement en cours au ministère en vue de la mise en place d’une nouvelle politique de sécurité routière.

Dans une récente lettre, M. Christian Gerondeau, directeur de la Sécurité civile indique à M. Burggraeve que la présidence de la République (à qui il a également adressé son dossier) lui a transmis que « ses suggestions sont étudiées par les services compétents du ministère de l’Intérieur en vue d’une mise en œuvre la plus rapide possible. »

Dans un second envoi, M. Gerondeau, à l’appui d’une lettre de plusieurs pages, apporte des commentaires au mémoire de M. Burggraeve. On retiendra de cette longue lettre que M. Gerondeau lui propose de participer à la prochaine réunion de la Commission nationale du secourisme qui se réunira à Paris au cours du premier trimestre.

Ce mémoire a également été adressé aux grandes associations nationales, à plusieurs SAMU.

Document : article Ouest-France de juin 1984

Informations générales

Vacanciers : la première vague aujourd’hui

PAR LE RAIL ET SURTOUT PAR LA ROUTE, la première vague des vacanciers de l’été déferle aujourd’hui vers les quatre mers qui baignent nos côtes. On ne prévoit pas de « raz de marée », la transition entre juin et juillet permettant cette année d’équilibrer les départs entre ce samedi et dimanche. Nombre de vacanciers ont d’ailleurs pris la route dès vendredi, encore que, dans la région parisienne, les responsables du centre de Rosny-sous-Bois s’étonnaient d’enregistrer, en fin d’après-midi, une circulation plus fluide que pour un vendredi habituel. Nul doute cependant que, ce week-end, les axes routiers conduisant vers l’Ouest, le Sud-Ouest et le Sud seront particulièrement chargés. Il conviendra donc, plus que jamais, de conduire avec prudence.

Témoin d’un accident : les cinq gestes qui sauvent

CAEN. — Vous partez en vacances par la route. Vous risquez, comme des milliers de Français, d’être témoin d’un accident. Grave, trop souvent, puisque chaque année il y a plus de 12 000 morts, victimes d’accidents de la circulation.

Que faire lorsqu’on est parmi les premiers sur les lieux d’un accident ? Beaucoup sont désarmés, s’agitent en vain, ne savent comment s’y prendre, craignant, de bonne foi, de mal faire... Or, pour un accident de la circulation, comme pour tout autre, les premières minutes sont cruciales. Avant que les secours n’arrivent, il y a des gestes vitaux, simples, qui peuvent permettre de sauver des blessés.

De cela, il y a longtemps que Didier Burggraeve a pris conscience. Depuis 1967, cet ancien pompier de Paris, aujourd’hui instructeur — secouriste, mène campagne pour un secourisme de masse. Pour cette campagne, animée par l’Association des secouristes de l’agglomération de Roubaix, il n’hésite pas à prendre son bâton de pèlerin et à parcourir la France. Un action qui lui a valu, sinon d’être entendu par tout le monde, au moins d’être compris par quelques-uns : son dynamisme a été reconnu par la Fondation de la vocation et il a été nommé dans l’ordre national du Mérite.

De passage récemment à Caen, il est venu nous entretenir de cette campagne pour la vie, dont il parle avec passion. « Il ne s’agit nullement, précise-t-il, de remplacer les sauveteurs. Mais il faut savoir que les secours mettront toujours trop de temps à arriver pour certains blessés, ceux qui ne respirent plus, ou mal, qui ont été éjectés ou choqués, ou qui saignent abondamment. Une seule solution, dans ce cas : que les témoins agissent. »

Les notions fondamentales d’assistance et de secours aux blessés de la route que Didier Burggraeve a mises au point, avec l’aide de professionnels du secourisme, sont simples, et présentées dans une toute petite plaquette qu’on peut lire rapidement, et garder sur soi, à portée de main. Les cinq gestes de vie, dit-il, sont « alerter, baliser, ranimer, compresser et sauvegarder » : savoir qui alerter et comment ; savoir comment baliser la chaussée pour empêcher tout autre accident ; savoir comment pratiquer le bouche à bouche ou le nez à nez sur une victime inconsciente ; savoir comment arrêter une hémorragie ; savoir comment placer un blessé qui saigne, vomit ou semble inconscient.

L’objectif de Didier Burggraeve, c’est d’obtenir qu’en France, comme c’est le cas dans d’autres pays, telle la Suisse, ce secourisme de masse soit institutionnalisé. Il appelle de ses vœux un enseignement élémentaire, à l’école, des « gestes qui sauvent », mais aussi une épreuve de secourisme pour les candidats au permis de conduire. L’idée fait son chemin, mais lentement... Les ministères de l’Intérieur et de la Santé seraient d’accord. Reste le ministère des Transports qui trouvent trop lourde une telle épreuve.

Didier Burggraeve ne désespère pas de convaincre : d’autant que la plaquette qu’il a conçue n’est pas un « dictionnaire médical ». Elle dit seulement l’essentiel de ce que peut faire tout un chacun. 550 000 exemplaires ont déjà été distribués. Si vous vous sentez concernés par ces « cinq gestes qui sauvent », vous pouvez recevoir gratuitement la brochure, en envoyant votre demande avec une enveloppe timbrée à vos nom et adresse, à l’Association des secouristes, 59390 Lys-lez-Lannoy.

Vous ne resterez plus désemparés et impuissants devant des blessés sur le bord d’une route.

Jacques TESNIÈRES.

Accidents
Un bon mois d’avril

LE BILAN PROVISOIRE des accidents de la route au mois d’avril est le meilleur depuis 1964, avec 822 tués et 5 516 blessés graves pour 15 466. Soit, par rapport à avril 83 une diminution de 5,8 % pour le nombre des blessés, et de 12,6% pour celui des tués. À noter que les piétons et les motocyclistes paient un lourd tribut à la route avec une augmentation de 26 % de tués pour les piétons par rapport à avril 83 et de 18 % pour les motocyclistes.

De mai 83 à avril 84, on compte 12 006 tués sur les routes, contre 12 243 pour la même période de 82/83. À noter qu’en rase campagne, le taux de mortalité pour les victimes de la route ne portant pas de ceinture est passé de 6,96 à 7,39 d’avril 83 à avril 84 alors que celui portant sur les victimes portant une ceinture a baissé, lui, de 2,38 à 1,93.

Document : article

« CINQ GESTES » — M. Quilès répond à M. Burggraeve

M. Paul Quiles, ministre de l’Urbanisme, du Logement et des Transports, vient d’écrire au président de l’ASAR pour lui faire connaître son point de vue sur la situation actuelle :

« Vous avez appelé mon attention sur l’intérêt qu’il y aurait, pour améliorer la sécurité des usagers de la route, à introduire un stage pratique de secourisme dans le cadre des épreuves de l’examen du permis de conduire. »

« Il n’est pas contestable que la connaissance par les conducteurs d’un minimum de gestes qu’il convient de faire — et surtout de ne pas faire — en présence d’accidentés de la route apparaît souhaitable et de nature à participer à la réduction du nombre de tués sur la route, poursuit le ministre.

« Il avait d’ailleurs été question à une époque de soumettre la délivrance du permis de conduire à la possession d’une « attestation d’initiation aux gestes élémentaires de survie ». Toutefois, cette procédure qui aurait alourdi les obligations des apprentis conducteurs n’est pas apparue opportune, compte tenu du caractère déjà dense et coûteux de la formation, ajoute le ministre qui précise : « si la connaissance pratique des gestes de survie n’est pas testée aux épreuves du permis de conduire, par contre des notions élémentaires de secourisme accessibles à tous et pouvant être mises en pratique sans dangers pour quiconque sont dispensées par les enseignants de la conduite et font l’objet de questions à l’épreuve théorique du permis de conduire. »

« C’est ainsi que, dans les nouvelles séries de l’examen théorique mises en service en 1983, plusieurs questions ont été introduites portant sur le balisage et la signalisation de l’accident, l’alerte des services de police et de gendarmerie, les gestes à éviter, le comportement en cas d’incendie. »

L’argument de M. Burggraeve est que le projet des « gestes élémentaires de survie » ne passera pas pour le permis de conduire, car il comprend trop de matières annexes et est trop long. Le concept des « 5 gestes » cadre par contre tout à fait
avec un enseignement à dispenser pour les candidats au permis de conduire, moment idéal de formation et de sensibilisation aux accidents de la route comme l’ont compris plusieurs pays européens.

Document : PRÉVENTIQUE — N° 2 — MAI 1985 pp. 95-96

Le secourisme, activité de la vie moderne

Didier Burggraeve, président de l’ASAR

Deux observateurs de l’Association des Moniteurs de Secourisme de l’Ile de France (l’A.M.S.I.F.) ont été invités, dernièrement, à assister à un exercice de déblaiement effectué par les Equipes Actives de l’Association des Secouristes de l’Agglomération de Roubaix (A.S.A.R.) dans un quartier évacué, en cours de démolition, de leur ville.

Le thème de l’opération secouriste portait sur l’intervention des Equipes « Catastrophes » dans une région urbaine dévastée à la suite d’un séisme.

Nous nous sommes entretenus avec Didier Burggraeve, lauréat 1970 de la Fondation de la Vocation, créateur de ces équipes.

- Didier Burggraeve, vous qui êtes, professionnellement, un Préventeur et, bénévolement, un Sauveteur, que pensez vous de cette sensibilisation du public à l’égard du Secourisme ?

- Depuis une dizaine d’années, le secourisme a pris un essor très important en France. On en parle de plus en plus dans les magazines, dans la presse, parfois même à la télévision. Il est devenu une activité essentielle de la vie moderne. Ce bond spectaculaire est dû à la croissance des accidents de la route des années 1965 — 1970 et à l’impuissance des témoins à réagir.

La consigne : « Ne touchez pas aux blessés » a vite été dépassée. La vie des accidentés est toujours, entre les mains de premiers témoins.

Une campagne nationale destinée à introduire des notions de secourisme au permis de conduire attire l’attention des Pouvoirs Publics et de la population sur les gestes qui peuvent sauver la vie d’un blessé.

- Existe-t-il une documentation, ne serait-ce qu’un dépliant, au sujet de cette campagne ?

- Un petit livret résumant consignes et gestes intitulé *Les Cinq Gestes qui sauvent* est délivré gratuitement par l’A.S.A.R. et ses correspondants régionaux.

- Vous avez déjà tiré à 550 000 exemplaires...
- Oui. Qui de nous, à la maison, dans l’entreprise, sur la voie publique, en vacances, n’a pas été confronté brutalement à un accident sérieux ? Une victime qui saigne abondamment, qui perd connaissance, qui étouffe, dont l’état est alarmant et personne pour réagir, décider, organiser, pour apporter les premiers secours ! Chaque individu doit avoir connaissance des gestes essentiels de secourisme.

Après l’accident, il est toujours trop tard !

Devant la prolifération des accidents (50 000 morts chaque année, plusieurs centaines de milliers de blessés) attendre les *secours spécialisés* n’est une attitude ni suffisante ni responsable.

- Y a t’il une formation ?
- Chaque personne devrait connaître les cinq gestes qui sauvent.
C’est un apprentissage élémentaire, mais néanmoins capital face aux dizaines de milliers d’accidentés. Les Secouristes souhaiteraient voir introduire cet
apprentissage aux épreuves des différents permis de conduire, en
commençant dès maintenant par ceux des professionnels de la route (temps de formation proposée par l’A.S.A.R. : cinq heures, en deux ou trois séances).

Démonstration par l’A.S.A.R. des « Cinq gestes qui sauvent » dans une rue piétonne de Roubaix.

Il existe une formation spécifique de Sauveteur-Secouriste du Travail, pour les entreprises.

Elle dépend du Ministère du Travail, sous les auspices de l’Institut National de Recherche et de Sécurité (I.N.R.S.) et le contrôle des services de prévention des Caisses régionales d’Assurance Maladie (C.R.A.M.). La formation a lieu en 8 à 10 heures. Elle va au-delà des cinq gestes qui sauvent. Il y est par exemple question de relevage et d’immobilisation de fractures et de la conduite à tenir en fonction des risques spécifiques de l’Entreprise.

Le Brevet National de Secourisme (B.N.S.) est proposé à tous ceux qui s’intéressent au Secourisme, et peuvent y consacrer du temps. On en délivre actuellement plus de 100 000 par an.

Mais dans les années à venir, le Brevet de Secouriste serait réservé aux actifs, c’est à dire à ceux qui feraient partie d’équipes avec entraînement régulier, aux membres des équipes d’urgence prévues en cas de catastrophes ou pour assurer des postes de secours. Le public ne serait plus qu’initié ou recyclé aux *gestes qui sauvent*.

Pour les Secouristes actifs, les responsables d’Associations et les Sportifs, il existe diverses spécialités complémentaires. Les plus connues sont : la Ranimation (terme utilisé en secourisme, la Réanimation, elle faisant appel à des techniques médicales) et le Secourisme routier dont le créateur, en France, fut le remarquable Professeur Arnaud (disparu le 18 août 1977).

Pierre Faure

Pour en savoir plus
Association des Secouristes de l’Agglomération de Roubaix 59390 LYS-les-LANNOY

Document : article extrait de Croix-du-Nord magazine, 16-18 mai 1986

DIDIER BURGRAEVE : AU SECOURS

« Quand j’entends une ambulance passer, je ne peux pas rester assis. Il faut que j’aille voir ce qui se passe... » Depuis vingt ans, Didier Burgraeve vit avec la passion du secours. Tout a commencé le jour où, il avait alors 12 ans, il a été témoin d’un accident... et aussi de l’incapacité des adultes à faire
face à une situation. « Moi, je ferai quelque chose ! » se dit alors le gamin. Pari tenu...

Avant 16 ans, il suit des cours de secourisme... En 71, il reçoit le prix de la Vocation qui encourage la réalisation de projets de jeunes. Un prix de 20.000 F qui récompense sa campagne : « Les cinq gestes qui sauvent ». Il a alors 19 ans. « Quand on est passionné, on sait tout ce qu’il faut faire d’instinct » explique Didier Burgraeve. « C’est comme si vous aviez quelqu’un qui vous chuchote a l’oreille la conduite à tenir ! »

Aujourd’hui, la campagne « Les cinq gestes qui sauvent » a 20 ans. Elle est connue dans toute la France et Didier Burgraeve se bat auprès des ministères concernés pour qu’elle soit intégrée au programme du permis de conduire. « Il y a 12.000 morts chaque année sur les routes ! Des centaines pourraient être sauvés si quelqu’un avait eu la réaction adéquate dès les premiers instants. »

Mexico !

En 1979, Didier Burgraeve crée l’association des secouristes de l’agglomération de Roubaix (A.S.A.R.) qui prend son autonomie vis-à-vis des fédérations de secouristes. Son but : la formation et les exercices de secouristes, mais aussi des campagnes : « Les cinq gestes qui sauvent » bien sûr, mais surtout la création d’une équipe d’urgence et d’intervention en cas de catastrophe. « La première reconnue en France pour le plan ORSEC de la région ! »

En septembre 85, la terre tremble à Mexico. Sept personnes de l’ASAR quittent Roubaix en direction de la capitale sinistrée. C’est la première fois que des bénévoles partent porter secours à des milliers de kilomètres de chez eux. « Les gens n’y croyaient pas. Les Mexicains nous ont remerciés. Notre travail a été remarqué comme celui de véritables professionnels ! »

Aujourd’hui, l’association compte 250 adhérents et vit de leurs cotisations et de quelques subventions que lui accordent certaines villes de l’agglomération.

La prévention des accidents entre à l’ordre du jour avec la création du CAPSU (Conseil d’Action pour la Prévention des Accidents et les Secours d’Urgence) en 1982. « Nous travaillons en commission autour de sujets précis tels que l’alcool au
volant, les accidents d’enfants... » Leur rôle : limiter les dégâts et toujours et encore porter secours aux autres...

D.G.

Document : article paru dans la publication "V.D.N LOISIRS" du journal "La Voix du Nord" le 26 juin 1986
Édition de R0UBAIX : 94.000 exemplaires
de TOURCOING : 70.500

(cf. fac-similé)

Document : article de la gazette médicale, 1987, 94, n° 32, pp 27-28

Les cinq gestes qui sauvent : 1500 vues humaines en sursis

La dose léthale 50 (DL 50), vous connaissez, bien sûr. Mais à quoi peut bien correspondre le TL 50 ?

D’après P. Lauwick, Vice-Président de l’ASAR (*) qui se réfère aux associations européennes et nord-américaines de secours routier, « le temps léthal 50 est l’intervalle de temps qui suit un traumatisme de la voie publique, au cours duquel 50 % des décès se produisent. En moyenne, 40 à 60 minutes ». Autrement dit, parmi les 10 961 morts imputables à la route en 1986, 5 480 sont survenues dans la première heure suivant l’accident, et autant entre la 2e heure et le 6e jour. Quant au délai d’intervention des secours, en tenant compte du temps nécessaire à donner l’alerte, il varie entre 20 et 40 minutes, selon le lieu de l’accident. Faites la différence : une trentaine de minutes où la vie ne tient qu’à un fil. Au cours desquelles 1 500 êtres humains pourraient être sauvés, si l’ASAR gagnait son pari. C’est-à-dire, si les premiers témoins connaissaient les « 5 gestes qui sauvent ». 10 961 morts : 10 % sur le coup. 20 % par syndrome de Mendelsohn au cours d’un coma. 15 % par détresse respiratoire et 5 % par collapsus cardiovasculaire secondaire à une hémorragie externe. Au total 40 % de morts très précoces et qui sont épargnées quand, par hasard, un simple secouriste peut intervenir immédiatement.

Malheureusement, devenir secouriste demande une attitude volontariste qu’on ne peut pas exiger de l’ensemble de la population. D’ailleurs, le diplôme de secouriste n’est pas nécessaire : 5 heures suffisent pour apprendre à alerter, baliser, réanimer, compresser et sauvegarder. 5 heures pour les 5 gestes qui sauvent : le voilà, le pari de l’Association des Secouristes de l’Agglomération de Roubaix, l’ASAR.

Un million de permis de conduire par an

« J’aurais bien aimé pouvoir faire quelque chose, mais je ne savais pas quoi ». Après un accident, il n’est pas de témoin qui ne regrette son impuissance. De là à s’informer sur la conduite à tenir devant un traumatisme, il y a une marge qui n’est pas prête d’être franchie spontanément. D’où la proposition pour laquelle Didier Burggraeve, Président fondateur de l’ASAR, se bat depuis 15 ans : rendre obligatoire l’enseignement des 5 gestes au moment du permis de conduire. Un million de personnes passent cet examen chaque année.

De quoi tisser, sur une décennie, un réseau d’automobilistes capables de réagir positivement devant un accident. Irréaliste, ce projet ? Pas si sûr ! « Du jour au lendemain, nous sommes capables de mettre en place un stage de formation rapide
dans toutes les auto-écoles de France et de Navarre. » Surcoût à prévoir pour le permis de conduire : 50 F par candidat. « Nos moniteurs sont bénévoles, il ne s’agit donc que de couvrir les frais d’organisation du système. » Peu de temps, peu d’argent : quelle sorte d’obstacles peuvent obligent à repartir à donc s’opposer à ce projet ? « Régulièrement, nous parvenons à convaincre le personnel politique en place sur la nécessité de légiférer dans ce sens. Et régulièrement, de nouvelles échéances électorales nous zéro ! » Pour Didier Burggraeve, le mieux est l’ennemi du bien : sitôt convaincus ses interlocuteurs, il faut tempérer leurs ardeurs. « Il n’est pas question d’envisager
une formation plus complète, plus longue, et plus coûteuse, que les gens oublieront plus facilement. Nous avons mis au point
un protocole bien rodé pour enseigner des gestes simples, accessibles à tous, avec des moyens mnémotechniques. »

Il n’est pas utile d’aller plus loin que de dire et répéter la nécessité :
- d’alerter les secours ;
- de baliser la route, pour éviter d’aggraver la situation ;
- de faire du bouche-à-bouche, en cas d’arrêt respiratoire ;
- de comprimer une artère, pour stopper une hémorragie ;
- de mettre en position latérale de sécurité un blessé comateux.

Cinq heures, un moniteur, un mannequin, et un projecteur à diapositives sont nécessaires et suffisants. Plus une loi, pour rendre le tout obligatoire. De nombreux pays d’Europe se sont déjà lancés dans le combat pour « les 5 gestes qui sauvent ». La France risque de faire figure de lanterne rouge si elle ne se jette pas à son tour dans la bataille. Et les médecins ont une responsabilité dans la mobilisation du public pour ce projet. Comme l’Automobile Club Médical de France et son Président, André Soubiran, qui ont décidé de peser de tout leur poids dans cette affaire...
M.PLOIN

* L’ASAR a conçu un livret explicatif des « 5 gestes qui sauvent », dont près de 600 000 exemplaires ont déjà été diffusés dans le public. Il est adressé gratuitement à toute personne qui envoie une enveloppe timbrée. ASAR, 59390 Lys-lez-Lannoy.

Ce qu’il ne faut jamais faire

Les « 5 gestes » doivent être mis en œuvre pour tenter de sauver un blessé qui est en train de mourir. Fort heureusement, cette situation est exceptionnelle (5 500 cas d’après le calcul de l’ASAR) par rapport aux 270 000 blessés relevés chaque année sur nos routes. Dans la grande majorité des sinistres corporels, les témoins devront donc se contenter de deux gestes seulement : alerter et baliser. Et s’abstenir absolument de :
- Donner à boire à un blessé conscient ou non : même de l’eau et, bien sûr, surtout pas d’alcool,
- Déplacer sans raison impérieuse un blessé,
- Tenter d’extraire le blessé du véhicule (sauf péril immédiat : feu, risque de chute dans l’eau ou dans un ravin...),
- Asseoir ou adosser un blessé qui a été éjecté, ni même lui glisser un coussin sous la tête ou la nuque,
- Le saisir sans précaution, par les membres supérieurs surtout, dans le cas où le déplacement au sol du blessé est indispensable,
- Tenter d’éteindre un incendie d’essence ou d’huile avec de l’eau, ce qui ne ferait qu’étendre le problème, le liquide enflammé flottant à la surface. En l’absence d’extincteur, utiliser de la terre, une couverture, etc.

Document : article d’Ici-Paris, juin 1987

Les grands départs en vacances sont bientôt là. Avec leur cohorte d’accidents de la route. Quand on est témoin d’un de ces drames, notre premier réflexe est de porter secours aux victimes. Encore faut-il connaître les gestes qui peuvent les sauver, et ne pas aggraver le mal par ignorance ou maladresse.

Lorsque survient un accident de la route, il y a des morts et des blessés. Pour les premiers, il n’y a malheureusement plus rien à faire. Mais pour les blessés, commence une attente angoissante et qui peut leur être fatale. Ce sont les quelques dizaines de minutes avant l’arrivée des secours, durant lesquelles on pourrait sauver un blessé. Car, comme l’a déclaré le docteur André Soubiran, il y a loin du « pied de l’arbre au Samu ».

En effet, il faut compter entre 20 et 40 minutes pour que des secours qualifiés puissent intervenir. Et il a été calculé que près de 2 000 blessés pourraient être sauvés de la mort, chaque année, si les témoins savaient faire les gestes qu’il faut, dans les premières minutes de l’accident.

Ces gestes sont au nombre de cinq. Ils ont été mis au point par un sapeur-pompier de 38 ans, ancien boursier de la Vocation, Didier Burggraeve, et un jeune médecin de 26 ans, Philippe Lauwick, respectivement président et vice-président du CAPSU (Conseil d’action pour la prévention des accidents et les secours d’urgence).

Alerter, baliser, ranimer, compresser, sauvegarder : ces cinq gestes peuvent sauver. Non, il ne s’agit pas d’obliger tous les Français à se transformer en secouristes, mais le but de cette campagne est de permettre à tous de devenir, au moins, « secoureurs ». C’est-à-dire être capable de faire ces cinq gestes, tout à fait élémentaires, qui peuvent sauver. Les voici, résumés très simplement, tels qu’ils le sont dans une brochure distribuée gratuitement, et que Didier Burggraeve a pu réaliser grâce au mécénat de quelques grandes entreprises comme « Champion », « Continent » et « Promodès ».

Les premières minutes après l’accident, avant l’arrivée des secours, peuvent être décisives pour la survie des blessés graves.

1. ALERTER

Il s’agit d’appeler les secours. Mais qui alerter ? Sur la route : les gendarmes ; en ville : les pompiers (18), la police (17) et le SAMU (15). Comment le faire ? Avec clarté, précision et en tentant de garder son calme. Ce qui n’est pas toujours facile, surtout si l’on est émotif. En effet, bien des secours sont retardés par manque de précisions quant au lieu exact de l’accident.

2. BALISER

Il faut, à tout prix, et surtout de nuit, éviter ce qu’on appelle le « suraccident ». Pour cela, il est impératif d’assurer le balisage de la route, au moins à cent mètres dans les deux sens, par des signaux bien visibles. Dans le même temps, il faut prendre certaines précautions : couper le contact des véhicules, serrer le frein à main, empêcher les curieux de trop se rapprocher...

3. RANIMER

Il s’agit, dans l’attente des secours, de « ventiler » le blessé, en pratiquant le bouche-à-bouche ou le bouchez-à-nez, afin de le maintenir en vie. En effet, si on ne fait rien, c’est le coma à brève échéance.

4. COMPRESSER

Pour des témoins n’ayant aucune notion de secourisme, c’est sans
doute le plus difficile. Si le blessé saigne par une ou plusieurs plaies, il faut absolument stopper l’hémorragie. Car une personne peut se vider complètement de son sang en un temps très court : un peu plus de cinq minutes. On utilise pour compresser des pansements ou du linge propre. À défaut, une pression de la main peut suffire.

5. SAUVEGARDER

Ce cinquième et dernier geste concerne la position à faire prendre éventuellement au blessé. Il faut le placer en PLS (position latérale de sécurité), pour éviter l’inondation pulmonaire ou la suffocation. Il y a intérêt à ce que cette mise en position idéale soit effectuée par trois personnes pour soutenir, en même temps, les jambes, le torse et la tête.

Mais il y a aussi les gestes qu’il ne faut pas faire : ne jamais donner à boire à un blessé ; éviter de le déplacer ; ne pas tenter de le dégager du véhicule, sauf raison impérieuse ; en cas d’éjection, ne pas l’asseoir, l’adosser, ni glisser un coussin sous sa tête ; ne pas le tirer pour le déplacer, surtout par les membres inférieurs ; ne pas tenter d’éteindre un incendie d’essence ou d’huile avec de l’eau, au risque de le voir s’étendre. Mieux vaut utiliser du sable, de la terre ou une couverture.

Retenez ces cinq gestes : ils peuvent sauver des vies. Mais l’idéal serait que tout le monde suive des cours de secourisme. Pourquoi d’ailleurs ne pas les rendre obligatoires dès l’école primaire, ce qui permettrait de former, pour l’avenir, des générations de « secoureurs » ?

Gilbert FOUZON

Document : JO ASSEMBLÉE NATIONALE, 16 décembre 1991, p. 5231

TRANSPORTS ROUTIERS ET FLUVIAUX

Permis de conduire (examen)

42635. — 6 mai 1991. — M. Albert Façon attire l’attention de M. le secrétaire d’État aux transports routiers et fluviaux sur la proposition faite par de nombreuses associations de secours d’urgence, à savoir intégrer dans le processus d’obtention du permis de conduire un stage pratique de secourisme et ceci afin d’éviter que de nombreux automobilistes ne se déresponsabilisent ou soient impuissants à agir devant un accident de la route. En conséquence, il lui demande ce que son ministère envisage en la matière.

Permis de conduire (examen)

45061. — 1er juillet 1991. — M. Bernard Bosson appelle tout spécialement l’attention de M. le secrétaire d’État aux transports routiers et fluviaux sur les termes de la réponse apportée à sa question écrite n° 30004 du 11 juin 1990 concernant l’initiative prise par le Comité d’action pour la prévention des accidents et les secours d’urgence de former tous les usagers de la route aux « gestes qui sauvent » et de leur faire suivre un stage pratique de 5 heures, obligatoire pour la délivrance du permis de conduire. Il lui demande de bien vouloir lui préciser un an après, où en sont les discussions avec le concours de membres du corps médical afin de déterminer les notions essentielles qui devraient être acquises en la matière par les 800 000 personnes qui obtiennent le permis de conduire chaque année.

Permis de conduire (examen)

45062. — 1er juillet 1991. — M. Pierre Bachelet attire l’attention de M. le secrétaire d’État aux transports routiers et fluviaux sur l’intérêt d’envisager, dans le cadre de la formation dispensée pour l’obtention du permis de conduire, un enseignement spécifique de secourisme plus conséquent que les quelques rudiments existant à l’heure actuelle. La période estivale approchant, une recrudescence des accidents de la route est malheureusement, et comme chaque année, à prévoir. Des mesures sont régulièrement annoncées afin de réduire le trop grand tribut de morts et de blessés que nos compatriotes versent annuellement à la route. Une bonne connaissance des gestes qui sauvent permettrait certainement de diminuer sensiblement ce triste bilan. La proposition de formation aux « gestes de survie », pour reprendre la terminologie retenue à l’époque, avait été approuvée par un comité interministériel de la sécurité routière en 1974. Il lui demande donc d’envisager une plus grande vulgarisation du secourisme, au travers des épreuves du permis de conduire, en rendant acteurs de la sécurité les usagers de la route afin de leur permettre de connaître la conduite à tenir, lors d’un accident, face à des blessés et dans l’attente des secours.

Permis de conduire (examen)

45407. — 8 juillet 1991. — M. Gilles de Robien appelle l’attention de M. le secrétaire d’État aux transports routiers et fluviaux sur l’intérêt de prévoir, dans le cadre de la préparation du permis de conduire, un enseignement spécifique de secourisme, ainsi d’ailleurs que s’était engagé à le mettre en place le comité d’action pour la prévention des accidents et les secours d’urgence. Comme chaque année, la période estivale va connaître des flux routiers très importants, et malheureusement cela aura pour première conséquence une recrudescence des accidents. Renforcer la connaissance des conducteurs dans le domaine des « gestes de survie » permettrait d’améliorer sensiblement la situation, cela doit certainement constituer une des premières méthodes de lutte contre les accidents de la route. En conséquence il lui demande quelles mesures il compte prendre pour aménager dans le futur un tel enseignement.

Permis de conduire (examen)

45794. — 15 juillet 1991. — M. Pierre-Rémy Houssin attire l’attention de M. le secrétaire d’État aux transports routiers et fluviaux sur la nécessité de prévoir dans le cadre de l’enseignement du permis de conduire une formation à la conduite à tenir en cas d’accident. Il lui demande donc s’il compte enfin exiger l’enseignement des « 5 gestes qui sauvent » aux futurs automobilistes.

Permis de conduire (examen)

46045. — 22 juillet 1991. — Mme Marie-France Lecuir demande à M. le secrétaire d’État aux transports routiers et fluviaux de bien vouloir réexaminer le dossier « proposition de formation aux gestes de survie » approuvé par un comité interministériel de la sécurité routière en 1974. Les études sur cette question ont dû aboutir maintenant à un résultat, aussi elle souhaiterait qu’il se prononce sur la création de cette formation qui sauverait bien des vies humaines lors des accidents.

Permis de conduire (examen)

46230. — 29 juillet 1991. — M. Richard Cazenave attire à nouveau l’attention de M. le secrétaire d’État aux transports routiers et fluviaux sur la nécessité de rendre plus responsables les usagers de la route. Dans sa réponse n° 32052 parue au Journal officiel du 24 septembre 1990, il avait souligné que des études étaient en cours, relatives à un développement de l’enseignement de notions de secourisme à l’intention des candidats au permis de conduire. Par conséquent, il lui demande si ces discussions ont abouti et dans quelle mesure il entend donner suite à cène proposition.

Permis de conduire (examen)

46231. — 29 juillet 1991. — Mme Elisabeth Hubert appelle l’attention de M. le secrétaire d’État aux transports routiers et fluviaux sur l’importance de la connaissance des techniques de secourisme dans les accidents de la route. L’apprentissage des « cinq gestes qui sauvent », selon la terminologie retenue par un comité interministériel de 1974, peut se faire grâce à un stage de cinq heures. Le bénéfice en termes de vie humaine et de coût social pour la collectivité peut se révéler tout à fait appréciable. Elle lui demande donc s’il compte s’engager dans une politique de prévention en mettant en place un tel stage lors de la délivrance du permis de conduire.

Permis de conduire (examen)

46232. — 29 juillet 1991. — M. Michel Noir appelle l’attention de M. le secrétaire d’État aux transports routiers et fluviaux sur la proposition du conseil d’action pour la prévention des accidents et les secours d’urgence de former les usagers de la route aux « cinq gestes qui sauvent ». Il lui rappelle que cette proposition de formation aux « gestes de survie », terminologie retenue à l’époque, avait été approuvée par un comité interministériel de la sécurité routière en 1974. Il lui demande de bien vouloir lui faire connaître la position claire et précise du Gouvernement sur cette question.

Permis de conduire (examen)

47033. — 26 août 1991. — M. Jean Ueberschiag attire l’attention de M. le secrétaire d’État aux transports routiers et fluviaux sur l’enseignement obligatoire des cinq gestes qui sauvent à tous les candidats au permis de conduire, préconisé par l’association C.A.P.S.U. (Conseil d’action pour la prévention des accidents et les secours d’urgence). Il lui demande quelles mesures il entend réserver à cette proposition de formation des usagers de la route qui permettrait de protéger la vie de très nombreux accidentés dans l’attente des secours spécialisés.

Permis de conduire (examen)

47473. — 9 septembre 1991. — M. Jean Laurain appelle l’attention de M. le secrétaire d’État aux transports routiers et fluviaux sur la nécessité d’intégrer le secourisme dans l’enseignement du code de la route. Le programme national de formation à la conduite, défini par l’arrêté du 23 janvier 1989, consacre une large place aux comportements utiles face aux accidents de la circulation et fait référence notamment aux balisages et aux gestes qui doivent être exécutés immédiatement. Une association ayant pour objet le secourisme routier a édité une brochure intitulée Conduite à tenir lors d’un accident de la route — les cinq premières minutes — les cinq gestes qui sauvent. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer ses intentions dans ce domaine et de lui préciser la place qu’il compte donner au secourisme routier dans la formation à la conduite.

Réponse. — L’enseignement de notions élémentaires de secourisme à l’intention des candidats au permis de conduire paraît souhaitable. À cet effet, à titre expérimental, des notions relatives aux premiers gestes de secours sont actuellement proposées aux candidats au permis de conduire de Charente-Maritime. Cette opération bénéficie du concours financier de l’État. Le bilan de cette action devra permettre de déterminer précisément les notions à intégrer dans la formation à la conduite. Par ailleurs, depuis le 1er juin dernier et suite au décret n° 90-1048 du 23 novembre 1990 et à l’arrêté du 5 mars 1991, l’enseignement dispensé dans les auto-écoles doit être conforme aux objectifs pédagogiques retenus par le programme national de formation (P.N.F.). Le P.N.F. consacre une large place aux comportements utiles en présence d’un accident de la circulation et fait référence, notamment, au balisage et aux gestes qui doivent être exécutés immédiatement. Afin de rendre effective l’application de ce programme, un stage de trois jours entièrement gratuit et organisé par la direction de la sécurité et de la circulation routières est proposé à tous les enseignants de la conduite exerçant dans notre pays.

Depuis 1968 les Députés ont été régulièrement appelés à soutenir cette Campagne et ils l’ont fait par de très nombreuses questions écrites auprès des Ministres concernés par ce projet (Intérieur, Santé, Transports).

L’une des dernières réponses du Secrétariat d’État aux Transports confirme que cet enseignement "paraît souhaitable". On nous apprend qu’un test est en cours en Charente-Maritime, mais depuis, malgré nos contacts et nos écrits RIEN, on ne sait plus rien, heureusement qu’il y a les Parlementaires pour obtenir des réponses aux questions qui se posent.

Si l’ASAR diffuse la brochure dans toute la France et même au-delà, le CAPSU a pris à sa charge quant à lui les innombrables démarches à entreprendre afin de faire avancer cette idée d’une formation généralisée des usagers de la route.

En 1990, tous les Députés avaient été contactés individuellement. Un peu moins d’une centaine était intervenue et ont suivi le dossier. Nous les avons relancés en juin 1991. La réponse ci-dessus est donc la plus récente du Ministère.
En fait il y a un consensus parlementaire, car ceux qui ont approuvé et soutenu ce projet se retrouvent dans tous les Partis politiques français.

Certains Députés, devenus Secrétaire d’État ou ministre, ardents défenseurs auparavant des "5 gestes qui sauvent", parfois depuis des années, ont ensuite totalement oublié leur courageuse et
active prise de position.

Et à nouveau il faut recommencer...

Il demeure des réticences de la part des Pouvoirs publics, certes. Lesquelles ? Car à côté de l’enjeu, les questions d’organisation administrative deviennent dérisoires, voire scandaleuses.

À quand la décision et par qui ?

Lettre du CAPSU aux députés du 8 juin 1991

Le 8 juin 1991

OBJET : Formation des usagers de la route à la conduite à tenir en cas d’accident : Les "5 gestes qui sauvent"

Il y a un an, à notre demande, vous aviez bien voulu intervenir auprès du Ministre concerné afin d’appuyer notre action et notre proposition de formation des usagers de la route aux "5 gestes qui sauvent".

La réponse obtenue de M. SARRE est très en deçà de ce que nous espérions. La position du Ministère est quasi bloquée depuis plusieurs années. On se retranche derrière des études en cours...

Comment comprendre que le Ministère des Transports ne puisse pas, enfin, prendre une décision ?

C’est pourquoi nous vous demandons de bien vouloir relancer le Ministre afin que sa position soit plus claire et qu’il s’engage sur cette question, sachant que cette proposition de formation aux "gestes de survie" — terminologie retenue à l’époque, avait été approuvée par un Comité Interministériel de la Sécurité routière en 1974 !

Avec nos remerciements, nous vous prions de croire en nos sentiments très distingués.

Le Président, Didier BURGGRAEVE

Liste des personnalités destinataires du mémoire, 1981 et début 1982

Monsieur le Président de la République
Monsieur le Premier Ministre,
Monsieur le Ministre de l’Intérieur
Monsieur le Ministre de la Santé
Monsieur le Ministre des Transports
Monsieur Christian GERONDEAU, Directeur de la Sécurité Civile
Monsieur le Colonel LAGACHE, Comité de la Sécurité Routière
Monsieur Robert COURIER, Ministère de la Santé
Monsieur Paul REYNAËRT, Président d’Honneur de l’ADPS (CAPSU)
Monsieur Georges VEDRINE (CAPSU)
Monsieur Victor PROVO, Sénateur-Maire honoraire de Roubaix
Monsieur Léon ROBINE, ancien Chef du bureau de la formation
à la Direction de la Sécurité Civile
Monsieur Pierre PROUVOST, Député-Maire de Roubaix
Monsieur J.E LAURENT-PERUSSEL, Président de l’U.N.P.C
Monsieur le Professeur SCHERPEREEL, Directeur du SAMU 59
Monsieur le Professeur HUGUENARD, Directeur du SAMU 94
Monsieur J.M CHINARDET, Président des "Anciens de Nainville"
Monsieur le Docteur P. BARRE, Conseiller Médical de l’I.N.R.S.
Monsieur le Lieutenant-Colonel DONIN, Président de l’A.N.I.M.S
Monsieur Guy BONNETERRE, Président de la F.N.P.C.
Monsieur le Professeur LARENG, Président du S.N.A.M.U.
Monsieur le Professeur L. SERRE, Directeur du SAMU 34
Monsieur M. CHEVALIER, Président de la Fédération des Secouristes Français "Croix-Blanche"
Monsieur le Professeur SICARD, Président de la Société Française
de Médecine du Trafic
Monsieur M. EYROLLES, Président du Secours Routier Français
Monsieur J.C. BURBAUD, Président des Secouristes des PTT
Monsieur Alphonse RAPHEL de TOULOUSE (Auteur d’un essai sur la Protection Civile)
Monsieur M. MARTINEZ-ALMOYNA, SAMU de PARIS
Monsieur le Professeur JOLIS, Membre de la Commission Nationale Sme
Monsieur le Médecin-Colonel DUFRAISSE, Membre de la C.N.S
Monsieur le Médecin-Colonel PRIM, Médecin-Chef des S.P. du Var
Monsieur le Docteur Daniel MULLER, Président de l’A.D.P.C 59
T F 1, A. 2, Presse locale
Correspondants ASAR et CAPSU

Tous n’ont pas répondu, c’est habituel, mais de nouveaux contacts ont pu être tissés dans l’intérêt de la Campagne.

Le Premier Ministre tint lui-même à répondre, mais son Ministre de l’Intérieur n’a pas donné suite. Par contre, le Préfet GRIMAUD, au Cabinet de ce même Ministre, écrivait le 27 novembre 1981 après réception du mémoire par le biais de la Présidence de la République. Le Préfet indique que cette question sera inscrite à un prochain Comité Interministériel de la Sécurité Routière. Savait-il que dès 1974 ce projet avait été approuvé ?

M. Léon ROBINE, longtemps en charge au SNPC devenu Direction de la Sécurité civile en 1975, du Secourisme et des Associations, m’écrivit le 30 novembre 1981. Ce qu’il dit est important.
"En ce qui concerne les prétendues "décisions" de la C.N.S (lettre de la DSC du 8 mars 1979), je rappellerai seulement que cet organisme (dont 50 % des membres paraissent peu qualifiés) n’a qu’un rôle consultatif".

Le ministre des Transports quant à lui en était à une "réflexion
approfondie". Il devait reprendre contact… C’est nous qui avons relancé le dossier, comme d’habitude !

Deux autres lettres méritent d’être publiées.

L’une, du Directeur Départemental de la Protection civile du département du Nord, M. HURBES, qui vient nous apprendre qu’il existe les gestes élémentaires de survie et qui semble apprendre l’existence des 5 gestes qui sauvent.

5 gestes qui sauvent, création 1967.
Gestes élémentaires de survie, création en 1977 !

Ce dernier s’avançait beaucoup en affirmant que l’attestation d’initiation deviendrait obligatoire pour le permis de conduire avant la fin de l’année 1982.

Puis du Docteur METROT qui fut attaché ensuite au cabinet d’Haroun TAZIEFF qui prend position nettement. Laissons cela semble t’il dire à tous les professionnels existants qui, par la méconnaissance entretenue du grand public deviendront plus nécessaires que jamais ainsi que leur nombre !

C’est M. Alphonse RAPHEL, militant pour une organisation nationale de la Protection civile dans le cadre d’un ministère qui apporta la réflexion la plus riche à la lecture du document.
Sa note, ci-après, apporte beaucoup à notre propre réflexion sur ce qui peut entraver le processus normal d’évolution puis de concrétisation de cette idée.

Retenons :
"Face à des positions aussi tranchées, le débat qui dure déjà depuis plusieurs années, peut se prolonger encore longtemps sans avancer d’un pas, et ceci au détriment de la Protection civile, c’est-à-dire des victimes de la route.
L’initiative, dans cette affaire, venant de M. BURGGRAEVE, il lui appartient, je crois, de la continuer, en s’entourant des précautions ci-après :
a) Essayer de susciter parmi les médecins qui interviennent sur le terrain, des partisans des "5 gestes qui sauvent" et de sa méthode pour les enseigner ; des disciples en somme du Professeur ARNAUD, qui pourraient abonder dans le bon sens.

b) ...Se renseigner sur les autres Pays qui emploient déjà la méthode

c) ...le soldat en première ligne avec les seules armes qui lui sont confiées (les 5 gestes qui sauvent pour le Secouriste (entendre le premier témoin). "

La 2ème puis la 3ème partie de ce mémoire ont répondu à ces questions et suggestions et ces bons arguments utilisés.

Lettre de Pierre Mauroy, 1981

Le Premier Ministre
056907
PARIS, le (date illisible) 1981

Monsieur le Président,

Vous avez bien voulu, par lettre en date du 17 août 1981, me transmettre le mémoire que vous venez de rédiger sur l’importance d’éduquer les usagers de la route en matière de premiers secours.

Je tiens à vous remercier vivement de cet envoi qui traite d’un sujet qui retient toute mon attention et me félicite de l’initiative que vous avez prise en transmettant cette lettre à M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur et de la décentralisation, lequel est effectivement appelé à faire des propositions dans le cadre de ses responsabilités.

Veuillez croire, Monsieur le Président, en l’assurance de mes meilleurs sentiments.

Pierre MAUROY.

Lettre de Maurice Grimaud, 1981

MINISTRE D’ÉTAT
MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR ET DE LA DÉCENTRALISATION

PARIS, le (date illisible) 1981

Monsieur le Président,

Monsieur le Président de la République m’a transmis votre lettre par laquelle vous avez signalé l’intérêt que présenterait l’introduction d’une épreuve pratique de secourisme à l’examen d’obtention du permis de conduire.

J’ai l’honneur de vous faire connaître que le Secrétariat Général du Comité Interministériel de la Sécurité Routière, saisi par mes soins de votre proposition, m’a indiqué qu’en raison des importants avantages qui devraient résulter de l’enseignement des gestes élémentaires de survie, cette question serait inscrite à l’ordre du jour du prochain Comité Interministériel de la Sécurité Routière.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma considération distinguée.

Maurice GRIMAUD

Document : lettre de Léon Robine du 30 novembre 1981 (manuscrite)

Lettre de Denis COTON du 17 décembre 1981

Ministère des Transports
Le directeur de Cabinet
CAB.2
17 DEC 1981

Monsieur le Président,

C’est avec la plus grande attention que le Ministre a pris connaissance du mémoire que vous avez bien voulu lui envoyer sur l’éducation des usagers de la route en matière de premier secours.

Très préoccupé des problèmes de sécurité routière, l’intérêt du dossier que vous avez constitué ne lui a pas échappé. Il s’agit d’une importante question dont les solutions soulèvent, pour le moment, des problèmes délicats.

L’amélioration de la sécurité routière est une des priorités de l’action gouvernementale. En vue de la mise en place d’une nouvelle politique en ce domaine, le Gouvernement a demandé qu’il soit procédé à une réflexion approfondie, actuellement en cours au Ministère des Transports. Je puis vous assurer que le contenu de vos propositions sera examiné dans le cadre de cette démarche.

Le Ministre me prie de vous remercier de votre contribution et de l’action courageuse que vous menez depuis des années pour améliorer l’enseignement des usagers de la route.

Il ne manquera pas de reprendre contact avec vous pour vous faire connaître la suite qui pourra être réservée à votre intervention.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Denis COTON

Lettre de Gilbert Hurbes du 15 février 1982

Le directeur de la sécurité civile du Nord
GH/MS
Lille, le 15 FEV. 1982

Monsieur,

J’ai lu avec intérêt l’article qui vous est consacré, notamment dans le Nord Matin du 12 Février et, bien entendu, je n’ai pas de commentaires spéciaux à formuler sur votre curriculum vitae et sur le sens de votre vocation.

Ce qui me chagrine un peu c’est l’allusion que fait le rédacteur de cet article sur le souhait de voir figurer l’enseignement des "cinq gestes qui sauvent" à l’examen du permis de conduire.

Il y a là une confusion regrettable avec les "Gestes élémentaires de survie" officiellement établis par le Ministère de l’Intérieur — Direction de la Sécurité Civile — et cette confusion est d’autant plus regrettable que je peux officiellement vous annoncer qu’une étude est actuellement en cours pour rendre *obligatoire* la possession de l’attestation d’initiation aux gestes élémentaires de survie pour le passage du permis de conduire et ce, très certainement avant la fin de l’année 1982.

Il serait, peut-être, intéressant que vous signaliez cette nuance à votre correspondant.

Veuillez agréer, Monsieur, l’assurance de mes sentiments distingués.

Gilbert HURBES

Lettre de J. Metrot du 15 février 1982


SAMU 94
DEPARTEMENT D’ANESTHESIE-REANIMATION

Créteil, le 15 Février 1982

N.REF. JM/MP N° 92 a

Monsieur,

Nous avons bien reçu les documents joints à votre correspondance du 30 Janvier 1982.

Comme vous le savez les programmes d’enseignement du secourisme ont fait récemment l’objet de modifications compte tenu
du décret 77-17 du 4 Janvier 1977. Il a été créé une attestation aux gestes élémentaires de survie dont le programme et les modalités d’enseignement font l’objet de l’arrêté ministériel du 15 Avril 1978.

Malheureusement l’avis de la Commission Nationale de secourisme en date du 3 Octobre 1978 ainsi que la décision du Comité
Interministériel de la Sécurité Routière du 28 Novembre 1974 décidant qu’une attestation d’aptitude aux gestes élémentaires de survie serait demandée aux candidats se présentant au permis de conduire n’est pas encore rentrée dans les faits.

Pour notre part nous sommes partisans d’une professionalisation des secours dans le cadre du service public par une coordination
des services déjà existants.

Croyez, Monsieur, à l’expression de mes sentiments les
meilleurs.

Docteur J. METROT
Assistant SAMU 94


Document : note manuscrite d’Alphonse RAPHAEL, février 1982

Destinataires du 1er mémoire sur les « 5 gestes qui sauvent » (août 1981)

Avec ce qui s’est passé ensuite à propos de la décision du CISR (Comité interministériel de la sécurité routière), en novembre 1974, de rendre obligatoire une formation « aux gestes de survie » aux candidats aux permis de conduire (voir 9ème mémoire - 2005), il est intéressant aujourd’hui de connaître les destinataires du 1er mémoire, qui argumentait afin de retenir les « 5 gestes », concept plus simple et relatif aux accidents de la route, à la place du programme dit « GES » (gestes élémentaires de survie), programme théorique et pratique, trop long, qui comprenait des sujets non en rapport avec la conduite à tenir en cas d’accident de la route.

Le premier destinataire fut, le 14 août 1981, M. Paul REYNAËRT. (R) Ceux qui connaissent l’histoire du CAPSU et des « 5 gestes » comprendront pourquoi il fut bien évidemment le premier à recevoir ce document de 25 pages (mis sur le site internet du CAPSU en avril 2005).

Les destinataires furent ensuite : (la mention (R) indique que le destinataire a répondu — ou fait répondre, selon le cas).

- M. Georges VEDRINE, le 17.8.1981 (avec qui nous allions mener campagne contre l’alcool au volant) (R)
- M. François MITTERRAND, Président de la République, le 17.8.1981 (R)
- M. Pierre MAUROY, Premier ministre, le 17.8.1981 (R)
- M. le ministre de l’Intérieur, le 17.8.1981
- M. le ministre de la Santé, le 17.8.1981
- M. le ministre des Transports, le 17.8.1981
- M. Victor PROVO, Sénateur-Maire honoraire de Roubaix, 25.9.1981 (R)
- M. Christian GERONDEAU, Directeur de la sécurité civile, le 21.11.1981 (R)
- M. Léon ROBINE, ancien chef du bureau de la formation à la DSC 21.11.1981 (R)
- M. le Professeur SCHERPEREEL, Directeur du SAMU de Lille, 21.11. (R)
- Docteur Daniel MULLER (ADPC 59), 21.11.1981 (R)
- M. le Colonel LAGACHE, Comité de la sécurité routière Paris, 9.12.1981 (R)
- M. René COIRIER, Cabinet Ministère de la Santé, 9.12.1981
- M. Pierre DREYFUS, ministre de l’Industrie, 11.12.1981
- M. Pierre BEGAU, cabinet du ministre des Transports, 11.12.1981
- M. Pierre PROUVOST, Député-Maire de Roubaix, 12.12.1981 (R)
- M. Marc EYROLLES, Président du SRF (adressé à M. Michel GRAVEREAUX, Directeur du SRF), 16.1.1982
- M. Pierre BLAHA, 17.1.1982 (R)
- M. Marcel LECTE (UNPC), 17.1.1982 (R)
- M. Pierre BARRE, Conseiller médical de l’INRS, 18.1.1982
- M. Roger HANTZ (FFSS), 26.1.1982
- M. Jean LAURENT-PERUSSEL (Président UNPC), 30.1.1982
- M. le Professeur HUGUENARD, Directeur du SAMU 94,30.1.1982 (R)
- M. JM. CHINARDET, Président des « anciens de Nainville », 25.1.1982
- M. Guy BONNETERRE, Président de la FNPC, 26.1.1982
- M. le Lieutenant-Colonel DONIN, Président de l’ANIMS, 27.1.1982
- M. Alphonse RAPHEL (Toulouse), correspondant MPC, 27.1.1982 (R)
- M. le Professeur LARENG, Directeur du SAMU de Toulouse, 30.1.1982
- M. le Professeur SERRE, Directeur du SAMU de Montpellier, 30.1.1982
- M. Marius CHEVALIER, Président des Secouristes Français C.B. 30.1.1982
- M. le Professeur SICARD, Président de la société Médecine du trafic, 30.1.1982
- M. JC BURBAUD, Président Union Associations Secouristes PTT, 30.1.1982
- Docteur M. MARTINEZ-ALMOYNA (SAMU de Paris), 8.3.1982
- Archives de l’ASAR et plusieurs moniteurs de Secourisme
- Presse locale et Télévisions nationales.

Le mémoire fut adressé également à M. le Professeur JOLIS ainsi qu’au Médecin- Colonel DUFRAISSE (à qui le 2ème mémoire fut remis lors d’une réunion de la CNS).

Également adressé au Médecin-Colonel PRIM, ancien Médecin-Chef des SP du Var (en 1986) ; au Commandant de l’UISC 1 de Nogent-le-Rotrou (après la mission de l’équipe d’urgence de l’ASAR en septembre 1985 à Mexico, suite au tremblement de terre).

(Liste établie en septembre 2005, à l’occasion de la réalisation du 9ème mémoire sur les « 5 gestes qui sauvent » selon notes relatives au 1er mémoire. © CAPSU Didier Burggraeve.)

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