Chaque année en France, on dénombre près de 120 000 victimes d’un AVC. C’est la troisième cause de décès, après l’infarctus du myocarde et les cancers. Il s’agit d’une urgence particulièrement grave, dont l’issue est souvent fatale, ou qui peut conduire à des conséquences lourdes (dépendance...) Il est pourtant possible d’améliorer le pronostic, par une hospitalisation précoce. Encore faut-il en reconnaître les signes, parfois sournois, pour alerter les secours.

Les AVC (aussi appelés attaques cérébrales) sont de deux types. La plupart du temps, ils sont dus à l’occlusion d’une artère (cf. figure), voire d’une veine cérébrale. Ils sont parfois, plus rarement, dus à la rupture hémorragique d’un vaisseau du crâne. Les causes en sont très variées. Quoi qu’il en soit, la victime doit être hospitalisée le plus tôt possible. En effet, l’admission dans une unité neurovasculaire moins de trois heures après la survenue de l’accident augmente les chances de survie sans séquelle lourde.

PNG - 38.7 ko
La plupart des AVC sont dûs à l’occlusion d’une artère cérébrale.

Il faut donc savoir reconnaître les signes de l’AVC. Cela est d’autant plus difficile que ces signes peuvent être divers, qu’ils peuvent avoir un caractère transitoire. En effet dans certains cas la victime ressentira un trouble, puis ira mieux, ce qui est faussement rassurant et retarde l’alerte.

Les secouristes ont un rôle extrêmement important dans la détection des signes et l’orientation vers une prise en charge médicale d’urgence. Toutefois, il est important que le grand public ait aussi la connaissance de ces symptômes. Les plus classiques sont :

- une paralysie complète ou partielle touchant la face, le membre supérieur ou inférieur,
- des engourdissements, fourmillements, perte de sensibilité sur la face, un membre supérieur ou inférieur, aussi bien de manière unilatérale que bilatérale,
- un trouble du langage, ou de la compréhension : mutisme, personne qui ne trouve plus ses mots ;
- une marche instable, la perte de l’équilibre, une chute, un vertige ou une difficulté à coordonner ses mouvements,
- une vision trouble ou double, l’amputation du champ visuel,
- une difficulté à avaler.

Un seul de ces symptômes, même passagers, doit être considéré comme suspect. Il faut alors appeler le SAMU — Centre 15.

PNG - 73.4 ko
Demander à la victime de sourire.
À droite, les mouvements asymétriques du visage sont anormaux.

En cas de doute, il y a trois questions simples à poser à la victime :
- demander à la victime de sourire. Un sourire asymétrique est anormal (cf. figure)
- demander à la victime de parler en répétant une phrase simple pour évaluer un éventuel trouble du langage (parole empâtée ou impossible) ;
- demander à la victime assise ou allongée de fermer les yeux et d’étendre les bras devant elle pendant 10 secondes. Si un des deux bras ne s’élève pas ou chute progressivement, c’est anormal (cf. figure).

PNG - 71.3 ko
Demander à la victime de fermer les yeux et d’étendre les bras devant elle pendant 10 secondes.
À droite, un des deux bras ne bouge pas ou ne s’élève pas autant que l’autre ou chute progressivement, ce qui est anormal.

Liens

- SOS attaque cérébrale
- Wikipédia : Accident vasculaire cérébral
- Association France AVC

Les deux dernières figures sont extraites du référentiel national de compétences de sécurité civile PSE 2.

Partager cet article
Qui êtes-vous ?
  • Se connecter
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.