Il s’agit d’une maladie infectieuse transmissible d’apparition récente, initialement découverte en Asie du Sud-Est. Elle se traduit par l’apparition d’une fièvre élevée (> 38 °C) accompagnée de troubles respiratoires.

Il convient de rester extrêmement vigilant, comme le rappelle l’Organisation Mondiale de la Santé, même si fin juin 2003, l’épidémie semble être contrôlée au niveau international. En effet, l’OMS indique que de nombreuses inconnues subsistent quant à cette pandémie et au coronavirus responsable du SRAS (réservoir, persistance du virus dans l’environnement, possibilité de résurgence saisonnière...). En outre, il n’existe aujourd’hui ni vaccin, ni traitement efficace.

Au 11 juillet 2003, 8437 cas probables, dont 7 en France, ont été signalés à l’OMS. Les risques de rencontrer un tel cas sont donc bien sûr très faibles. Toutefois, deux précautions valent mieux qu’une, c’est pourquoi il n’est pas inutile de s’y préparer... d’autant plus que c’est une bonne occasion de sensibiliser les secouristes au risque infectieux et à l’hygiène, d’une manière plus générale.

Qui doit être suspecté ?

Toute personne de retour depuis moins de 10 jours d’Asie du Sud-Est, en particulier Chine, Hong Kong, Hanoi, Singapour,

- ET présentant une fièvre d’apparition brutale, une toux,
- ET un ou plusieurs signes d’atteinte respiratoire.

Sont également suspectes toutes les personnes ayant été en contact avec un cas.

Que faut-il faire ?

Appelez le SAMU (15) qui organisera la prise en charge de la victime et vous donnera les instructions appropriées.

Évitez toute contamination dans l’attente du SAMU :

- portez des gants à usage unique, des lunettes de protection et un masque bien ajusté au visage,
faites porter un masque au patient
- doublez les sacs poubelles pour les déchets et déjections liquides
- utilisez uniquement du matériel à usage unique
- protégez le matériel non utilisé avec des couvertures de survie
- doublez les sacs poubelles recevant les déchets de soins
- tout le linge sera à usage unique et devra être incinéré

Après le départ du patient :

- jetez toutes les protections dans un sac de déchets infectieux
- confiez ce sac à une unité de soins pour qu’il suive la filière d’élimination des déchets de soins à risque infectieux
- aucun patient ne doit rentrer dans le poste de secours (véhicule, tente, local...) avant désinfection complète selon les recommandations que vous donneront les autorités
- si le patient est entré dans votre véhicule de secours :

  • pulvérisez un spray détergent désinfectant dans le véhicule pour le retour au garage
  • avant de rentrer le véhicule dans le garage, réalisez une désinfection complète du véhicule en utilisant une procédure appropriée.

Quel matériel minimal faut-il avoir en poste de secours pour faire face ?

- masques pour l’équipe et le patient
- lunettes de protection pour l’équipe
- gants à usage unique
- sacs pour déchets d’activité de soins à risque infectieux
- détergent désinfectant pour surfaces en spray (ex. DDSH Anios)

En savoir plus

Les données et recommandations concernant cette pneumopathie évoluent tous les jours. Voici les liens à suivre :

- Ministère de la santé http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/pneumapathies/index.htm
- Société de pneumologie de langue française http://www.SPLF.org/alerte.html
- Institut de veille sanitaire http://www.invs.sante.fr/
- Nosobase (hygiène hospitalière et infections nosocomiales) http://nosobase.univ-lyon1.fr/Actualites/Pneumopathies%20Hanoi.htm
- OMS (en anglais) http://www.who.int/csr/sars/infectioncontrol/en/

Mise à jour : 14/08/03

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