- 1. Où trouver la justification des gestes que j’ai appris lors de la formation PSC1 ?
- 2. Est-il utile d’employer une cardio-pompe pour le massage cardiaque ?
- 3. Peut-on réaligner ou réaxer une fracture ?
- 4. Faut-il placer le matelas à dépression sur un brancard avant de faire un relevage ?


1. Où trouver la justification des gestes que j’ai appris lors de la formation PSC1 ?

Les techniques sont décrites dans le référentiel national que vous pouvez consulter en ligne ou télécharger sur ce site, à la rubrique références.

2. Est-il utile d’employer une cardio-pompe pour le massage cardiaque ?

L’utilisation d’une cardio-pompe (CP) permet un meilleur débit cardiaque qu’avec un simple massage cardiaque sans CP, et un plus grand nombre de reprises spontanées de l’activité cardiaque naturelle. Toutefois, un doute subsiste sur la survie des victimes après hospitalisation, qui ne serait pas meilleure qu’avec un massage cardiaque classique. En conclusion, l’utilisation de la CP n’est probablement pas dangereuse (à condition d’être entraîné à cette technique), mais il n’y a pas de preuve évidente qu’elle est utile. C’est pourquoi certaines équipes secouristes l’utilisent, alors que d’autres ont décidé de l’abandonner au profit d’autres techniques qui sont toujours utiles et efficaces, comme l’alerte rapide des secours médicalisés, l’amélioration du massage cardiaque traditionnel et des ventilations artificielles, l’utilisation d’oxygène, l’utilisation du défibrillateur semi-automatique.

3. Peut-on réaligner une fracture ?

D’après le référentiel national PSE2 (partie 8) :

La présence d’une déformation angulaire du membre atteint constitue un obstacle ou une gène à la mise en place d’un matériel d’immobilisation.

Il est donc nécessaire de réaligner le membre, c’est à dire de lui faire recouvrer un axe proche de la normale, avant de l’immobiliser.
Ce réalignement permet de :
- Prévenir les mouvements ;
- Mettre en place une attelle ;
- Limiter les complications de compression vasculaire ou nerveuse.

Le réalignement d’un membre se fait, chaque fois que possible, en présence d’un médecin.

En l’absence de médecin, le réalignement d’une fracture de l’avant-bras ou de la jambe ne sera réalisé, par un équipier secouriste, qu’après avis médical.

4. Faut-il placer le matelas à dépression sur un brancard avant de faire un relevage ?

Si la victime est accessible par le brancard, la technique est de poser le matelas à dépression sur un brancard normalisé, le prémouler, déposer la victime sur l’ensemble matelas + brancard par un pont amélioré, puis mettre le matelas en forme, faire le vide, et arrimer l’ensemble blessé + matelas au brancard avec des sangles.

Si pour une raison quelconque la victime n’est pas accessible avec le brancard (escalier, excavation, couloir étroit), on utilise le matelas à dépression seul. Le problème est que le matelas à dépression n’est pas totalement rigide sur la longueur même en dépression. Il faudra donc le manier avec précaution, de préférence à 6 secouristes, pour le placer dès que possible sur un brancard. De plus le matelas risque d’être déchiré au sol, ce qui le rendrait inutilisable. Si vous en avez une, il vaut mieux utiliser dans ces situations une planche type Olivier.

Référence : RN PSE2, fiche technique 8.5 :

Une fois la victime installée sur le matelas à dépression, l’ensemble « victime-matelas » doit être déposé sur un brancard disposé à proximité immédiate et arrimé pour permettre le transport de la victime.

Toutefois, le matelas immobilisateur à dépression peut être utilisé, une fois rigidifié, pour porter sur quelques mètres seulement une victime. Il faut alors bien le soutenir sur les côtés pour qu’il ne se plie pas en son milieu.

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